Tag Archives: Réchauffement climatique

Arctique : une nouvelle voie maritime

29 Sep
C’est en Arctique que le réchauffement est le plus marqué. Il se traduit par une fonte accélérée de la banquise en été, avec un record atteint en septembre 2012, où son étendue était inférieure de 60 % à la moyenne entre 1981 et 2010.
L’ouverture estivale du passage du nord-est, au nord de la Sibérie, raccourcit les distances entre Shanghaï et Rotterdam – 15 400 km, contre 19 500 km via le canal de Suez. Durant l’été 2013, pour la première fois, un cargo chinois (photo) a emprunté cette route septentrionale qui nécessite toujours l’escorte onéreuse d’un brise-glace russe. Les armateurs prévoient encore quelques décennies de réchauffement avant de faire du passage du nord-est une route très fréquentée en été. (…)
Sources from AFP

Planète : GIEC, tendance au réchauffement planétaire sans équivoque

28 Sep
GIEC : tendance au réchauffement planétaire sans équivoque 
La Terre continuera de se réchauffer sous l’effet des activités humaines, conclut encore plus clairement le 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publié vendredi à Stockholm en Suède.
Ces scientifiques pensent que ces changements climatiques auront de grandes répercussions sur le temps, le niveau de la mer et l’Arctique d’ici la fin du siècle.
L’objectif de ce document est d’éclairer les gouvernements du monde entier sur les causes et les risques des changements climatiques afin qu’ils puissent prendre les actions nécessaires pour les réduire et les affronter.
Les points principaux du rapport
L’homme plus que jamais responsable du réchauffement climatique.
Les températures augmenteront de 0,3 à 4,8°C d’ici la fin du siècle.
Plus de phénomènes climatiques extrêmes attendus, comme des tornades, des ouragans et des inondations.
Le niveau des océans augmentera de 26 à 82 cm d’ici la fin du siècle par rapport à la moyenne de 1986-2005.
Les effets des émissions de gaz à effet de serre (GES) se feront sentir pendant des siècles.
Les 250 experts du GIEC, en provenance d’une quarantaine de pays, étaient réunis depuis lundi. Ils ont travaillé toute la semaine à peaufiner le document d’une trentaine de pages pour finalement convenir que les activités humaines constituent de manière « extrêmement probable », c’est-à-dire avec une probabilité d’au moins 95 %, la cause principale du réchauffement de la planète depuis le milieu du 20e siècle.
Notons que cette probabilité était de 90 % dans le précédent rapport du GIEC en 2007 et de 66 % dans celui de 2001.
Le rapport minimise le fait que les températures ont augmenté plus lentement ces 15 dernières années en faisant état de variations naturelles substantielles qui masquent la tendance à long terme au réchauffement.
Pour les experts du GIEC, la Terre devrait connaître plus de réchauffement et de phénomènes extrêmes (canicules, sécheresses, inondations et montée du niveau des mers) au fur et à mesure de l’accumulation de GES dans l’atmosphère.
Les océans vont également s’acidifier, ce qui menacera une partie de la vie sous-marine.
« Il est extrêmement probable que l’influence de l’homme est la cause dominante du réchauffement observé depuis la moitié du 20e siècle », lit-on dans le résumé des conclusions de l’étude.
Tendance au réchauffement « sans équivoque »
Le rapport, compilé à partir des travaux de centaines d’experts, sera examiné à la loupe, l’édition 2007 ayant renfermé une erreur qui exagérait le taux de fonte des glaciers himalayens. Une étude extérieure au GIEC menée ultérieurement a conclu que l’erreur en question n’affectait pas les conclusions générales du rapport.
Les « climato-sceptiques », qui mettent en doute le poids des activités humaines dans le réchauffement et la nécessité d’une action urgente, seront encouragés par le fait que les températures ont augmenté à un rythme plus lent depuis le début du XXIe siècle, malgré la hausse des émissions de GES.
Les scientifiques prédisent toutefois dans le rapport que ce ralentissement du réchauffement ne durera pas.
Le GIEC affirme, comme il l’avait fait en 2007, que la tendance au réchauffement est « sans équivoque » et que certaines de ses conséquences se feront sentir bien au-delà de l’existence des personnes aujourd’hui en vie.
« En raison de nos émissions passées, présentes et attendues de CO2, nous sommes engagés à ce que le changement climatique et ses conséquences persistent pour de nombreux siècles même en cas d’arrêt des émissions de CO2 », assure Thomas Stocker, chercheur en physique climatique qui copréside le groupe de travail chargé des aspects scientifiques.
Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), estime quant à elle que le rapport du GIEC souligne le besoin urgent d’agir pour lutter contre le réchauffement général de la planète.
« Pour sortir l’humanité de la zone de grand danger, les États doivent accentuer leur action immédiate sur le climat et mettre au point en 2015 un accord qui contribue à élargir et à accélérer la réponse mondiale », a-t-elle dit.
Rajendra Pachauri, président du Giec
D’après le document, les températures devraient augmenter dans une fourchette allant de 0,3 à 4,8°C d’ici la fin du 21e siècle. La fourchette basse ne sera possible que si les États décident de réduire considérablement les émissions de GES.
Quant au niveau des mers, il pourrait monter de 26 à 82 cm d’ici 2100 en raison de la fonte des glaces et de l’expansion des étendues d’eau provoquée par leur réchauffement.
Dans cette éventualité, plusieurs mégapoles côtières, comme Shanghai et San Francisco, seraient menacées. (…)
Sources from radio-canada.ca, relayé par SOS-planete

Planète : Felix, 9 ans, plante 4 millions d’arbres à la surface du globe

14 Août
« Un moustique ne peut rien contre un rhinocéros, mais mille moustiques peuvent le forcer à changer de direction »
Felix, 9 ans, plante 4 millions d’arbres à la surface du globe
Au cours de son année de CM1, Félix Finkbeiner doit faire un exposé sur le réchauffement climatique. Lors de ses recherches, il découvre que les arbres peuvent absorber le gaz carbonique, responsable de la hausse des températures. À la fin de sa présentation, il propose donc à toute sa classe : « Et si on plantait un million d’arbres dans chaque pays du monde ? ». Naïveté ? Pensez vous.Félix a réussi à convaincre les enfants de sa classe, puis de son pays, puis de la terre entière, de planter des arbres. Son initiative est aujourd’hui portée par une fondation internationale, Plant for the Planet, qui a conduit 100 000 enfants à planter 4 millions d’arbres dans plus de 100 pays du monde et les sensibilise aux enjeux du développement durable. Parmi les mentors de Félix, Wangari Maatha, biologiste Kenyane et militante écologiste, surnommée « la femme des arbres », qui en aurait planté plus 30 millions.
A 10 ans, il ne comprend pas pourquoi les adultes, qui connaissent les solutions au problème du réchauffement de la planète, continuent à tergiverser au lieu de passer à l’action. Alors pour faire passer le message, il donne environ 60 conférences par an, comme lors de l’année internationale des forêts, en 2011, à l’ONU. Son discours est simple : « Arrêtez de discuter, commencez à planter ! »
« Les gouvernements du monde n’arrivent pas à se mettre d’accord pour agir contre le changement climatique. C’est une catastrophe. Alors nous allons créer le premier parti politique global, qui existera dans chaque pays du monde, pour agir ensemble. » (…)
Trouvé sur les brindherbes (vidéo disponible)

Norvège : Un ours blanc meurt de faim ;o(

8 Août

Capture d’écran du site du Guardian. http://www.theguardian.com
 La fonte des glaciers est responsable de la disparition des proies dont l’ours se nourrit…
Un ours émacié, gisant sur l’herbe trop verte du Svalbard, en Norvège. La photo d’un ours mâle mort, prise par le Dr Ian Stirling  en Norvège et publiée par le Guardian,  révèle les effets de la fonte des glaciers sur les ours polaires: privés de leurs proies préférées, les phoques qui vivent habituellement sur les glaces, l’ours a vraisemblablement erré à la recherche de nourriture pendant plusieurs semaines avant de s’effondrer de faim.  
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Sénégal : le niveau de l’océan Atlantique menace un village côtier

26 Mai
Sénégal : le niveau de l'océan Atlantique menace un village côtier
«C’était un très beau village. Quinze de mes seize enfants ont grandi dans ce salon», se souvient Ameth Diagne, pêcheur de 52 ans, en désignant un pan de mur bleu azur, frappé par les vagues.
De son village de Doun Baba Dièye, situé à quelques kilomètres de Saint-Louis (nord du Sénégal), l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF), il ne reste rien ou presque. Il a été emporté par les eaux de l’océan Atlantique.
Saint-Louis pourrait connaître le même sort. «On estime qu’au large de nos côtes, l’océan avance d’un mètre par an. Dans 100 ans, si rien n’est fait, l’Atlantique aura grignoté la ville sur 100 mètres», explique le professeur Boubou Aldiouma Sy, chercheur en géographie à l’université de Saint-Louis.
Dans un rapport publié en 2008, Alioune Badiane, directeur d’ONU Habitat pour l’Afrique, désignait la ville comme la plus menacée d’Afrique par la montée des eaux. En cause, selon lui, le changement climatique, mais aussi l’ouverture d’un canal artificiel.
En 2003, l’île Saint-Louis, la partie historique de la ville située sur le fleuve Sénégal à 500 mètres du continent et appelée la «Venise Africaine», est menacée par une crue du fleuve.
Les autorités décident alors de creuser une brèche dans la langue de Barbarie, une bande de sable de 40 kilomètres de long sur 300 mètres de large, parallèle à la côte, qui protège le littoral de Saint-Louis et Doun Baba Dièye de l’océan.
Objectif : diminuer le niveau du fleuve qui ne cesse de monter à cause d’inondations de plus en plus nombreuses, afin de lui permettre de s’écouler dans l’Atlantique par ce canal large de 4 mètres.
Mais à l’important débit du fleuve qui s’engouffre dans la brèche, s’ajoutent, de l’autre côté de la langue, les assauts de l’océan. Deux phénomènes qui grignotent la langue de Barbarie, et élargissent le canal.
Depuis 2003, ce dernier s’agrandit chaque jour un peu plus et aujourd’hui, c’est une embouchure de 2,3 kilomètres.
Transformation brutale des écosystèmes
Situé à deux kilomètres de la plage il y a 10 ans, Doun Baba Dièye, déserté par ses 800 habitants, est désormais laissé à l’assaut des vagues.
Ameth Diagne, chef du village, a été le dernier à partir. «Dans la nuit du 17 novembre 2012, quand les vagues sont entrées dans notre chambre, j’ai dû abandonner la maison», se rappelle-t-il. «Ce qui m’attriste le plus, c’est que je ne pourrai pas transmettre à mes plus jeunes enfants ce que mes ancêtres m’ont appris sur la flore et la faune, qui n’existent plus maintenant.»
Le recul du fleuve au profit de l’océan a fait disparaître les poissons d’eau douce. Une transformation brutale des écosystèmes, qui s’est aussi traduite par un manque à gagner pour les pêcheurs.
Même conséquence pour les agriculteurs, pour qui la salinisation des terres a anéanti toute activité de maraîchage et d’élevage. «C’est ici qu’on lâchait les boeufs», explique Ameth Diagne, en désignant le sable qui remplace l’herbe autrefois réservée au pâturage.
Malgré les dommages qu’a provoqué le canal, aucun de ces réfugiés climatiques n’a touché d’aide financière de l’État, qui avait pourtant promis aux habitants de nouveaux logements.
Si la brèche a épargné Saint-Louis des crues du fleuve depuis 2003, la solution n’est que provisoire. Et la «Venise africaine» reste confrontée à d’autres dangers majeurs.
«L’est de la ville a en partie été construit sur d’anciens marécages, où stagne l’eau et où prolifèrent les moustiques. À cause de cela, nous observons une recrudescence du paludisme à Saint-Louis. C’est un gros problème que la ville n’a pas su maîtriser», affirme le professeur Boubou Aldiouma Sy.
Aux inondations et aux dégâts provoqués par la brèche, s’ajoute un troisième phénomène naturel : l’érosion des côtes accentuée par le changement climatique.
Le professeur Sy tire la sonnette d’alarme et préconise la construction d’ouvrages de protection pour éviter que la ville ne s’affaisse dans l’océan. «Chaque année, plusieurs maisons s’effondrent. Certaines populations sont très menacées. Saint-Louis doit réagir très vite, avant que les habitants ne se retrouvent les pieds dans l’eau.» (…)
Sources from Claire Rainfroy, publié par lapresse.ca et relayé par SOS-planete

Planète : Les Nations unies alarmées par la fonte record des glaces de l’Arctique en 2012

3 Mai
 La banquise fond toujours plus chaque année…
L’Organisation météorologique mondiale (OMM), une agence spécialisée des Nations unies, s’est déclarée alarmée jeudi par la «fonte record des glaces de l’Arctique en août-septembre», dans son rapport annuel sur le climat 2012, publié à Genève. L’OMM a en outre confirmé que l’année 2012 se classe parmi les dix années les plus chaudes jamais observées, depuis le début des relevés en 1850. Le précédent record de la fonte de la banquise datait de 2007. En 2012, «la fonte record» de la banquise de l’Arctique, constatée en août-septembre s’est traduite par un chiffre inférieur de 18% au précédent record en 2007 de 4,18 millions de km2. «Le chiffre de cette année représente une diminution de 49% par rapport à la moyenne des minima pour la période 1979-2000», indique l’OMM. La calotte glaciaire du Groenland a également «très fortement fondu début juillet», atteignant 97% à la mi-juillet, et il s’agit «de la fonte la plus importante depuis le début des observations satellites, il y a 34 ans».
C’est «signe inquiétant du changement climatique», a déclaré le Français Michel Jarraud, Secrétaire général de l’OMM. «Bien d’autres phénomènes extrêmes se sont produits en 2012, comme des sécheresses et des cyclones tropicaux. La variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à ces extrêmes, mais les caractéristiques physiques de ces phénomènes météorologiques et climatiques résultent de plus en plus du changement climatique», a-t-il ajouté. Pour illustrer ce changement climatique, l’OMM indique que des tempêtes côtières comme Sandy entraînent désormais «davantage d’inondations côtières». Le niveau de la mer a en effet augmenté de 20 cm depuis 1880, indique l’OMM. L’ouragan Sandy a fait plus de 100 victimes et a causé d’importants dégâts aux Caraïbes. Aux Etats-Unis, le nombre de victimes s’est élevé à 130, et les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars.
2012 marquée par des records de chaleur
Par ailleurs, l’OMM a indiqué que l’année 2012 occupe le neuvième rang des dix années les plus chaudes, malgré l’influence, au début de l’année, du phénomène météo La Nina qui a normalement pour effet de refroidir le climat.En novembre 2012, l’OMM avait déjà indiqué sur la base des dix premiers mois de l’année, que 2012 avait été marquée par des records de chaleur, ainsi que par une fonte record de la banquise arctique, sans compter des périodes de froid extrême. En 2012, la température moyenne à la surface du globe a présenté une anomalie positive de 0,45 degré Celsius, par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990. «Pour la 27e année consécutive la température moyenne à la surface des terres et des océans se trouve au-dessus de la normale, calculée pour la période 1961-1990», indique l’OMM, en ajoutant que les années comprises entre 2001 et 2012 «comptent toutes parmi les 13 années les plus chaudes jamais observées».
«Le réchauffement continu de la basse atmosphère reste inquiétant», a encore indiqué Michel Jarraud. Selon lui, «le réchauffement va se poursuivre», en raison de la hausse des concentrations dans l’atmosphère des gaz à effet de serre. Les indications publiées jeudi par l’OMM font partie de la Déclaration de l’organisation sur l’état du climat mondial en 2012. Cette déclaration servira de base à la session du Comité exécutif de l’OMM qui se réunira du 15 au 23 mai prochain. (…)
Sources from AFP

Planète : Croire au réchauffement ? Une idée d’assassins ?

7 Déc
Croire au réchauffement ? Une idée d'assassins ?
L’institut américain Heartland ne croit pas au réchauffement climatique et veut le faire savoir! A l’aide d’une campagne d’affichage dans les rues de Chicago, Heartland compare les convaincus du changement climatique aux terroristes célèbres et autres tueurs en série.
Le Heartland est un groupe de réflexion de droite basé à Chicago qui promeut le scepticisme climatique. Pour atteindre son but, cet institut n’a pas hésité à effectuer une campagne publicitaire choc avec pour argument que le fait de défendre l’idée du réchauffement climatique est comparable à une extermination de masse.
Dans le communiqué de presse annonçant cette campagne, le groupe explique que « certains criminels les plus célèbres de la planète défendent l’idée du réchauffement climatique ». Sur les panneaux, on peut donc voir Ted Kaczynski, surnommé Unabomber (un terroriste américain qui a fait l’objet de la chasse à l’homme la plus coûteuse de l’histoire du FBI).
On trouve aussi Charles Manson, qui a commandité de nombreux crimes aux Etats-Unis (dont celui de la femme de Roman Polanski, Sharon Tate, et de trois de ses amis). On peut également y voir Fidel Castro ou encore Oussama ben Laden. Tous ces criminels et terroristes ont défendu l’idée d’une crise climatique et ont appelé à prendre des mesures drastiques pour limiter la surconsommation, la pollution et donc le réchauffement climatique.
Heartland ajoute qu’il n’existe pas de différence entre ces assassins et les fous qui soutiennent cette théorie, qu’il s’agisse de l’Organisation des Nations Unies, des médias ou des politiciens. Pour l’institut, croire au réchauffement climatique est tout sauf un signe d’intelligence.
Ils ajoutent : « Tous les alarmistes du réchauffement climatique sont des assassins ou des tyrans. Les meneurs de ce mouvement sont prêts à enfreindre la loi et les règles d’éthique pour clore le débat scientifique et mettre en oeuvre leurs programmes de gauche ».
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Extra-terrestres, réchauffement climatique et autres complots

Revue de web : une étude australienne montre le lien entre croyance à une conspiration mondiale et rejet des résultats de la science, notamment dans le domaine du changement climatique.
Journaliste scientifique de longue date et blogueur, Pierre Barthélémy vient de se livrer à une troublante confession sur les vérités qu’il avait toujours cachées :
Une conspiration de scientifiques a pris le contrôle du monde, elle nous fait croire que l’homme est allé sur la Lune, que le tabac provoque le cancer, que le sida est dû à un virus, que les extraterrestres ne viennent pas régulièrement nous voir, que les températures de la planète se réchauffent et que l’homme en est responsable… Tout cela n’est que le résultat d’une vaste, d’une ignoble conspiration.(…)

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Quand Claude Allègre réinvente le climat

Le réchauffement climatique ne serait donc qu’un gigantesque complot ourdi par de dangereux écologistes -au rang desquels on découvre avec surprise la présence de l’ex-Première Dame britannique Margaret Thatcher. Les climatologues ne seraient que des manipulateurs qui ont inventé le réchauffement pour gagner prestige, poids politique et crédits de recherche, et le monde serait à leur pieds.
Voilà, très résumée, la thèse que défend Claude Allègre dans son dernier livre, L’Imposture climatique. Un livre écrit à la va-vite -comment comprendre autrement la moisson d’erreurs constatées dans l’ouvrage?- pour surfer opportunément sur les déboires de la climatologie (piratage informatique de l’un des plus importants centres de recherche sur le climat, en Grande-Bretagne, échec du Sommet de Copenhague, révélation d’erreurs dans le rapport du Groupe d’experts de l’ONU pour le climat -à lire, notre chronologie « Ça chauffe pour le Giec »). (…)
Claude Allègre déteste les écologistes, on le sait depuis longtemps. Il déteste les climatologues -qui ne sont à ses yeux que des météorologues opportunément reconvertis pour maintenir ouverte la pompe à crédits-, et il déteste les ordinateurs, du moins ceux qui les utilisent pour construire des modèles. Vantant les mérites des « observateurs » et raillant les créateurs de simulations informatiques, il oublie que les outils de ces derniers sont à longueur de journée confrontés aux… OBSERVATIONS.(…)
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L’imposteur, c’est lui ! Réponse à Claude Allègre…
Le livre « L’imposteur, c’est lui » répond au dernier succès de librairie de Claude Allègre, intitulé L’imposture climatique. Rédigé par Sylvestre Huet, journaliste à Libération, c’est un réquisitoire argumenté démontrant que Claude Allègre a dupé ses lecteurs et les médias.
Ce livre rétablit la vérité point par point. Il relève de nombreuses erreurs factuelles. Prouve que Claude Allègre a falsifié des graphiques scientifiques. (1) Qu’il a calomnié de nombreux scientifiques. Démontre que sa présentation des sciences du climat est mensongère ou erronée, comme celle des textes et du fonctionnement du GIEC ou sa dénonciation d’un système « totalitaire et mafieux » régissant les laboratoires de climatologie…
L’ouvrage de Claude Allègre se révèle être une tentative de manipulation de l’opinion publique alors que cette dernière joue un rôle important dans la prise de décision politique sur la prévention du danger climatique. C’est pourquoi de nombreux scientifiques se mobilisent pour le dénoncer et ont apporté leur concours à l’auteur.
Note : (1) Le paléo-climatologue Håkan Grudd accuse Claude Allègre d’avoir falsifié dans son ouvrage l’une de ses courbes de reconstitution de la température : il aurait utilisé une courbe très locale en la légendant sans précision de lieu, laissant croire qu’il s’agissait d’une courbe globale.
Source

Et vous ? Qu’en pensez-vous ?