Tag Archives: Prévention

Frnce : Paris et l’ IDF devraient se préparer à une crue historique de la Seine

5 Fév
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Une crue majeure de la Seine du niveau de la crue historique de 1910 pourrait affecter jusqu’à 5 millions de citoyens de la métropole francilienne et causer jusque 30 milliards d’euros de dommages, selon un nouveau rapport de l’OCDE. La croissance économique, l’emploi et les finances publiques pourraient être atteints significativement.
La Revue de l’OCDE sur le risque d’inondation de la Seine en Ile-de-France – réalisée à la demande de l’Établissement public territorial de bassin Seine Grands Lacs, en partenariat avec le Ministère de l’Écologie et le Conseil régional d’Ile-de-France – recommande aux élus locaux de travailler à accroître la conscience du risque chez les citoyens et parmi les entreprises afin d’améliorer la résilience de la métropole aux inondations.
Les récentes inondations en Europe et celles causées en 2012 à New York par la tempête Sandy ont souligné la vulnérabilité des grandes villes modernes et toujours plus dense, et le besoin d’adapter les infrastructures critiques au risque d’événements climatiques extrêmes. La Seine mis plusieurs semaines à retrouver son niveau après la crue de 1910.
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France : Les 68 médicaments à proscrire selon Prescrire…

4 Fév
La revue spécialisée en pharmacologie publie dans son numéro de janvier sa liste réactualisée des médicaments à éviter en raison de leurs effets indésirables.
Ce sont des «médicaments à écarter pour mieux soigner», selon la revue Prescrire qui n’hésite pas à préciser son objectif dans son éditorial: «Sans attendre les décisions des autorités, les patients et les soignants ont intérêt à choisir de les écarter des soins et à préférer des traitements mieux éprouvés». Un appel aux patients et aux médecins pour qu’ils prennent les choses en main, sans toujours attendre la décision officielle. Il faut dire que les procédures de suspension ou d’interdiction par les autorités de santé sont souvent lentes, en particulier lorsqu’elles nécessitent un consensus au niveau européen. Protelos, l’un des médicaments qui figure dans la liste noire de Prescrire, l’illustre à merveille […]
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Europe : La lutte contre la pêche profonde gagne du terrain

4 Fév
avant_apres_01Source de l’image: hBloomassociation.org
Si le Parlement européen n’a pas interdit en décembre le chalutage en eaux profondes, le combat des ONG contre cette pratique gagne du terrain: la grande distribution renonce peu à peu à commercialiser certaines espèces et la Scapêche (Intermarché) a décidé de limiter cette activité.
« L’armement du Groupement des Mousquetaires a pris plusieurs engagements, dont le plus important est de ne plus pêcher en dessous de 800 mètres », a indiqué vendredi la Scapêche, en soulignant que cette « démarche volontaire allait au-delà des objectifs du règlement voté par le Parlement européen en décembre ».
Filiale d’Intermarché (257 salariés), la Scapêche est le principal armateur français de pêche fraiche et dédie 6 de ses 18 chalutiers à la pêche profonde. Elle a résolument évolué dans ce dossier, au point de « vouloir tendre la main aux ONG », avec qui les rapports ont été très tendus ces derniers mois.
D’un côté, l’ONG Bloom mettait en avant les données scientifiques montrant les dégâts d’une pêche si profonde, de l’autre côté les armateurs brandissaient l’argument de la défense de l’emploi, avec des estimations allant de 600 emplois directs et indirects à une fourchette de 1.500 à 3.000.
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France : La loi sur les ondes a été réduite à néant, les lobbies sont contents ;o(

2 Fév
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Ce n’est pas un texte de loi, c’est un squelette. Un macchabée. Le 23 janvier, les députés se sont penchés au chevet d’une proposition de loi relative aux ondes électromagnétiques. Un an après l’enterrement d’une loi sur le même sujet, la résurrection du mort-vivant n’a pas eu lieu.
Pire, les amendements visant à renforcer le cadavre de loi ont été rejetés… et remplacés par des dispositions encore moins protectrices, notamment concernant les enfants.
Résumé du texte mort-né :
. La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité ? Torpillée.
. La création de zones blanches pour répondre à des situations d’urgence vitale ? Dézinguée.
. La réduction des niveaux d’exposition à 0,6 puis à 0,2 v/m comme le recommande le Conseil de l’Europe depuis 2011 ? Bazardée.
. Le moratoire sur les nouvelles technologies comme la 4G, les compteurs intelligents…, en attendant des études d’impact sanitaire ? Pulvérisé.
. L’interdiction du wifi dans les lieux publics et particulièrement dans les écoles ? Carbonisée.
Etc.
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La loi sur les ondes a été réduite à néant, les lobbies sont contents

Europe : Un an après le scandale des lasagnes au cheval, la traçabilité de la viande reste un mirage ;o(

1 Fév
Les plats préparés n’affichent toujours pas l’origine de la viande…
Du cheval dans les lasagnes au boeuf! le scandale d’ampleur européenne a révélé l’opacité des circuits dans l’agroalimentaire sans que la transparence promise soit 100% garantie un an après. Le «horsegate» démarre par l’Angleterre en janvier 2013 avant que la tromperie ne soit découverte en France le mois suivant, à la veille du Salon de l’Agriculture, et n’éclabousse rapidement l’Europe: au total, plus de 4,5 millions de plats frauduleux ont été écoulés dans 13 pays, le public découvre effaré l’existence de «traders» en viande dont les affaires passent par Chypre, les Pays-Bas ou la Roumanie et celle du «minerai de viande», aggloméré de bas morceaux hachés vendus le plus souvent congelés.
La justice enquête encore
Un an plus tard, la justice enquête encore, l’entreprise Spanghero dans l’Aude, par qui le scandale est arrivé, peine à se relancer sous le nom de La Lauragaise et 60% des consommateurs maintiennent leur défiance envers les plats industriels, jugeant qu’ils manquent d’informations sur leur contenu (sondage Ipsos publié en novembre). Bien sûr, l’affaire n’a causé aucun tort sanitaire et même, insiste aujourd’hui le directeur général de l’Alimentation Patrick Dehaumont, elle «a mis en évidence la pertinence du dispositif sanitaire: si la nature de la viande avait été problématique, elle aurait été arrêtée à l’entrée à l’abattoir».
De fait, les chevaux, abattus en France, avaient fait l’objet des vérifications requises. Un motif de satisfaction alors que Findus, la première marque prise la main dans le sac – et pas la seule – s’est avérée incapable d’expliquer la provenance de la viande dans ses lasagnes. Sur ce point, tout le monde s’accorde pour dénoncer cette quête effrénée au moindre coût, qui fait courir industriels et fournisseurs à travers la planète.
«Du bœuf pas cher, ça n’existe pas»
«Le signal, ç’aurait dû être le prix: du boeuf pas cher, ça n’existe pas, donc le pro doit se poser des questions, et le transformateur ensuite. Or ils s’en sont accommodés sur toute la chaîne» lance Pierre Halliez, directeur général du Syndicat national des viandes (qui représente tout le secteur sauf la volaille). «On a un réseau de responsables qui laissent entendre qu’on peut toujours trouver moins cher et cette question là n’a pas été résolue» ajoute-t-il en dénonçant le comportement de grande distribution.
L’Europe ne veut pas d’une étiquette d’origine sur les plats préparés
La mention d’origine du boeuf, obligatoire sur l’étiquette depuis la crise de la vache folle en 1996 en France (et en 2000 en Europe), qui sera étendue ce mois-ci aux autres viandes sur une base volontaire, ne concerne en revanche toujours pas les plats préparés. Malgré l’engagement immédiat l’hiver dernier des pouvoirs publics, elle n’a même aucune chance d’être imposée dans l’immédiat puisque la Commission européenne n’en veut pas.Au plus fort de la crise, ce fut la promesse du ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon et les dispositions figurent en bonne place dans sa loi, qui vient d’être adoptée au Sénat et sera promulguée au printemps.
Las, le dispositif étant soumis à validation européenne ne risque pas de voir le jour: Bruxelles a prétexté un «surcoût» pénalisant pour l’industrie, pourtant évalué à «0,7%, soit 1,5 centime par barquette de lasagne» selon l’UFC-Que Choisir. «Au final, l’Europe dit aux fraudeurs de tous poils: on parie sur votre sens civique et votre bonne conscience . Ce n’est pas sérieux», regrette le ministre, qui juge que «la transparence n’empêche pas la triche mais elle complique la vie des tricheurs». De même que les sanctions, multipliées par dix et qu’il espère dissuasives.
«Chapeau bas aux industriels et aux groupes de grande distribution: ils ont mené un lobbying efficace à Bruxelles!» s’insurge Jean-Pierre Fleury, secrétaire général de la Fédération nationale bovine (FNB). «Nos ministres de l’Agriculture (Stéphane Le Foll) et de la Consommation ont mené un travail courageux, mais la Commission s’assied dessus». La FNB s’est d’ailleurs constituée partie civile dans cette affaire – le SNIV et Interbev, l’inter profession bétails et viandes, envisagent de faire de même.
Un lobbying efficace à Bruxelles
«L’industrie agroalimentaire a-t-elle changé? Certains sous la pression, oui. D’autres pas du tout» tranche Olivier Andrault, chargé de mission Alimentation à l’UFC-Que Choisir. L’association de défense du consommateur a publié en décembre (10 mois après l’affaire) une étude méticuleuse montrant qu’en dépit des engagements d’auto-contrôle pris la main sur le coeur par les industriels, «dans presque tous les rayons les produits restent majoritairement muets sur la provenance de la viande». La moitié des produits surgelés seulement donnent l’information, six marques nationales sur dix n’en donnent aucune et seules deux marques de grande distribution jouent la transparence. (…)
Sources from AFP

Brésil : LA DISPARITION DU JAGUAR MENACE LA FORÊT ATLANTIQUE

29 Jan
La disparition du jaguar menace la forêt atlantique au Brésil
 ll ne doit rester que 250 jaguars adultes dans la forêt atlantique, soit « une chute de 80% au cours des quinze dernières années ». (…)
Le plus inquiétant est qu’à peine 20% des jaguars restants, soit une cinquantaine, sont en âge de maturité sexuelle, selon l’étude. Comme le jaguar (Panthera onca) est au sommet de la chaîne alimentaire, c’est tout ce corridor de biodiversité de 7,4 millions d’hectares sur la côte Atlantique qui est menacé, souligne Ronaldo Morato, le chef du Cenap cité par le quotidien Folha de Sao Paulo. Il explique que le félin est prédateur d’herbivores comme le cerf ou le cabiai ou capybara et que sa raréfaction pourrait entraîner un grand déséquilibre environnemental et « la fin prochaine de la forêt atlantique ».  (…)
Pour lire la totalité, cliquer ICI
Un article publié par Europe1.fr avec AFP et relayé par SOS-planete

Paris : Une pollution radioactive exhumée aux portes de Paris

23 Jan
Le groupe Saint-Gobain aura-t-il raison de la détermination des riverains du fort de Vaujours ? Situé à une vingtaine de kilomètres au nord-est de Paris, aux confins de la Seine-Saint-Denis, à la frontière de la Seine-et-Marne et du Val-d’Oise, le site a été utilisé pendant 42 ans comme terrain d’expérimentation et de mise au point de détonateurs atomiques par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Racheté en 2010 par la société BPB Placo, propriété de Saint-Gobain, l’endroit pourrait bientôt se transformer en carrière de gypse, un matériau indispensable à la fabrication des plaques de plâtre. Problème : l’ancien fort est truffé de radioactivité. Dans sa large enceinte, les taux seraient même 33 fois supérieurs à la norme [1] ! On trouve aussi sur place des métaux lourds et autres polluants – notamment arsenic, mercure, amiante, cuivre, plomb, tungstène, zirconium – ainsi que divers composés chimiques tels que la dioxine, les PCB ou encore le perchlorate d’ammonium.
Les riverains aimeraient en savoir plus sur ce sympathique cocktail avant de le voir dispersé dans l’air, par les travaux d’excavation qu’impliquerait la mise en place d’une carrière. Dans une pétition, déjà signée par 60 000 personnes, ils demandent la mise en place, dans les plus brefs délais, d’une commission d’enquête parlementaire sur les conséquences des expérimentations nucléaires réalisées sur le site, ainsi que sur les risques liés aux projets portés par Placoplâtre et la communauté d’agglomération de Marne et Chantereine. La communauté de communes prévoit en effet de construire une zone d’activité commerciale sur une partie du site. Interviewés par France 3, des responsables de l’entreprise BPB Placo promettent l’installation d’instruments de mesures des pollutions et des protocoles de sécurité.
Radioactivité et cancers
Mais la tâche pourrait s’avérer titanesque, tant l’étendue de la pollution est méconnue. Ainsi, selon la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) [2], des puisards dans lesquels des eaux potentiellement contaminées étaient déversées jusqu’en 1997 « pourraient être contaminés en profondeur ». Si le projet de carrière devait aboutir, il faudrait « réaliser des contrôles radiologiques spécifiques lors du décaissage des puisards et des zones d’écoulement des effluents ». Terres et gravats devraient être évacuées vers un site adapté et ne pas être recyclées, en particulier pour des usages agricoles. La radioactivité dans l’air ambiant devrait être mesurée avec soin, notamment pour l’uranium, de façon à vérifier l’impact des travaux autour du chantier. Les moyens nécessaires à ces précautions élémentaires ont-ils été prévus ?
Avant que d’éventuels travaux ne commencent, les riverains souhaitent par ailleurs que la lumière soit faite sur les taux anormaux de décès par tumeurs sur la commune de Courtry, située à proximité du fort. Les salariés qui ont travaillé sur le site autrefois géré par le CEA pourraient avoir, eux aussi, du souci à se faire. L’un d’eux témoigne dans Le Parisien du lien entre le cancer de la thyroïde qui l’a touché et son exposition aux matières radioactives au fort de Vaujours. Il a fait une demande de reconnaissance en maladie professionnelle, qui n’a pas encore abouti. (…)
Sources from Nolwenn Weiler
- Voir la pétition.
- Sur le site Reporterre, Levée de boucliers contre un fort radioactif aux portes de Paris.