Tag Archives: Polémique

Etats-Unis : Offshore Leaks, la base de données ouverte au public

16 Juin
Trente-six médias sont partenaires de l'enquête internationale sur les paradis fiscaux "Offshore Leaks" en collaboration avec le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).
Le réseau à l’origine des révélations sur les paradis fiscaux baptisées « Offshore Leaks » a ouvert vendredi 14 juin au soir sa base de données au public, espérant ainsi découvrir de nouveaux scandales. Basé à Washington, le Consortium indépendant des journalistes d’investigation (ICIJ) estime dans un communiqué mis en ligne sur son site que « les meilleures informations pourraient bien venir d’une collaboration ouverte, où les lecteurs peuvent explorer la base de donnée ».
L’ONG a donc mis au point une application qui permet de trouver les liens entre une filiale offshore d’une grande entreprise et des « bénéficiaires » plus ou moins mystérieux.
Comme l’a révélé Le Monde dès avril, BNP Paribas et Crédit Agricole ont aidé à la création de sociétés offshore dans des paradis fiscaux dans les années 1990 et 2000. Une recherche rapide sur la base de données de l’ICIJ à partir du nom « BNP Paribas » conduit à plusieurs entités offshore.
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France : NDDL, Appel à occupations agricoles sur la ZAD et a une GRANDE manifestation de mise en culture des terres

13 Avr
by collectif de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes
Vu sur le site internet des camarades occupant-e-s de la ZAD, le 30/01/2013 :
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Appel à occupations agricoles sur la ZAD et a une GRANDE manifestation de mise en culture des terres
Après plus de 40 ans de combat contre l’aéroport et plus de 3 ans d’occupation sur le terrain, nous paysan.e.s en lutte, habitant.e.s qui résistent, compagnon.e.s venu.e.s de toute la planète… avons préservé les terres de la ZAD du saccage aveugle et de l’urbanisation stérile. Plusieurs générations de paysan.e.s ont façonné le bocage et l’histoire autour de Notre Dame des Landes. A travers les combats syndicaux des travailleurs et travailleuses paysan.e.s, jusqu’à la bataille contre l’aéroport, l’esprit de résistance s’est transmis dans cette région. Pourtant sous la pression de l’état, certain.e.s habitant.e.s et exploitant.e.s agricoles ont été contraint.e.s de céder leurs terres à Vinci. Actuellement 250 Ha sont libres.
Ensemble nous garderons ces terres et nous continuerons à les cultiver collectivement !
Nous sommes déjà nombreu.x.ses à nous organiser sous diverses formes collectives, mais il reste de la place pour d’autres projets. Nous invitons les paysan.e.s sans terre de tous horizons à nous rejoindre sur la ZAD. Pour que les cultures puissent commencer au printemps, nous vous proposons de réfléchir dès maintenant à ces installations de long terme. En respectant cette terre d’accueil venez vous installer avec vos envies, vos outils et votre « cabane de jardin », c’est réellement un des meilleurs moyens de lutter.
Voici quelques idées de projets agricoles qui pourraient s’implanter ici : Reforestation – Arboriculture – Maraîchage – Agroécologie – Permaculture – Productions de Légumineuses et de Céréales – Boulange – Brasserie – Plantation de Fleurs et de plantes médicinales – Élevage de consciences – Apiculture – Traction Animale … Culture et élevage de variétés et de populations en voie de disparition… Cette zone d’autonomie aura également besoin de compétences artisanales : Travail du bois, de la forge, de la poterie, du textile et de compétences dans les énergies renouvelables.
Pour préparer votre installation collectivement, informez-vous sur ce site ou contactez nous à semetazad@riseup.net puis venez nous rencontrer sur place le 9 mars.
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Nous luttons ici contre un projet d’aéroport polluant mais plus largement contre le pillage de la Terre et la privatisation du vivant. Par nos modes de vie et nos actions, nous sommes aussi concrètement en lutte contre les pratiques de l’agriculture productiviste sous perfusion européenne, qui gave les animaux et les humains : d’ogm, d’engrais, de pesticides, de produits chimiques… Nous luttons contre la contamination des sols, des eaux, du monde vivant, de l’atmosphère, contre le bouleversement climatique… contre la destruction de l’agriculture vivrière partout dans le monde, qui fragilise les sociétés humaines et entraîne des famines, contre les lobbys agro-alimentaires qui contraignent les agricultrices et agriculteurs à l’endettement, à la production normalisée, à la course au rendement et l’ensemble de l’humanité à une insensée dépendance au pétrole pour se nourrir.   La résistance au cataclysme capitaliste passe par l’indépendance alimentaire locale. Nous sommes nombreu.x-ses à défendre cette terre pour qu’elle ne soit pas dévastée et nous continuerons à la défendre pour qu’elle ne redevienne pas un produit marchand pollué. Nous voulons que l’eau, la terre, se loger, se nourrir sainement, soient accessibles et gratuits pour toutes et tous. Nous invitons les personnes engagées dans ces combats, à créer des agri-collectifs autonomes et solidaires sur la ZAD, pour que nous développions ensemble, progressivement, notre autonomie alimentaire et notre diversité culturelle.   C’est la multitude des cultures, des expériences de vie et de lutte qui font la richesse de la ZAD. Montrons aux parasites politiques que la croissance fertile est ici. Pour que cette énergie vitale s’épanouisse, nous continuerons à nous enraciner ici et à polliniser le reste de la Terre.
Le 13 Avril 2013, en relation avec la journée mondiale des luttes paysannes, nous appelons toutes les personnes qui soutiennent notre mouvement à participer à une grande manifestation de mise en culture des terres de la ZAD
« L’Assemblée Paysanne Sème Ta ZAD »
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Nouvelles manifestations en vue à Notre-Dame-des-Landes

Nouvelles manifestations en vue à Notre-Dame-des-Landes
Les opposants à la construction de l’aéroport ont récemment renforcé les défenses de la ferme de Bellevue, occupée par les paysans de plusieurs départements
«Fourche en main»
Alors que la commission du dialogue boucle son rapport destiné au Premier ministre, les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes repartent à l’offensive sur le terrain. Trois manifestations sont en préparation. Pour commencer, les occupants de la zone d’aménagement (1650 ha), réunis dans une «assemblée paysanne» organisent une journée de « remise en culture » de terres expropriées.
Le samedi 13 avril, à partir de 10h, il est prévu que, « fourche en main », des cortèges partent des bourgs voisins de la ZAD pour aller occuper des terres, et lancer des une quinzaine de chantiers agricoles (plantations, défrichages, semis, etc). A midi, pique-nique. Bal et banquet en soirée.
« Cette manifestation sera aussi une manière de prendre de l’avance sur d’éventuels travaux en allant s’installer sur une partie des terres menacées à court terme », notent les organisateurs. A noter qu’une autre manifestation, organisée par toutes les associations, est prévue le samedi 11 mai. ll s’agira d’une chaîne humaine de 25 km autour de la zone.
Les opposants attendent plusieurs dizaines de milliers de manifestants. Enfin, un grand rassemblement d’été est programmé les 3 et 4 août sur le site.
Commission européenne
Par ailleurs, une commission scientifique doit rendre aussi un rapport sur la méthode de compensation des dégâts environnementaux proposée par Vinci, le constructeur de l’aéroport. C’est cette commission qui inquiète le plus les défenseurs du projet.
Quand au gouvernement français, il doit fournir d’ici la mi-avril, des explications à la Commission européenne. Celle-ci s’est auto-saisi de dossier de Notre-Dame-des-Landes. Elle veut regarder s’il y a violation des directives. Selon les opposants, il y aurait six atteintes au droit européen. (…)
Sources from Ouest-France, publié par labaule.maville.com et relayé par SOS-planete

France : Notre-Dame-des-Landes, des aménagements recommandés mais pas de remise en cause

11 Avr
  • Photo Par Jean-Sebastien Evrard - La commission chargée de calmer le jeu dans l'épineux dossier de l'aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes, a justifié mardi l'utilité du projet controversé, tout en préconisant des aménagements afin d'en limiter l'impact environnemental
    AFP/AFP – Photo Par Jean-Sebastien Evrard
La commission chargée de calmer le jeu dans l’épineux dossier de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes, a justifié mardi l’utilité du projet controversé, tout en préconisant des aménagements afin d’en limiter l’impact environnemental.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et fervent partisan du futur aéroport, a immédiatement réagit en réaffirmant « son attachement à poursuivre la conduite de ce projet », en promettant « dialogue » et « échange constructif », selon un communiqué de Matignon.
Mais pour Europe Ecologie-Les Verts (EELV), partenaire du Parti socialiste au sein du gouvernement, les conclusions de la commission au contraire « reportent sine die le projet ».
« Si la commission du dialogue estime, sortant ainsi de sa feuille de route initiale, que le projet est +justifié+, ses observations, recommandations et conclusions démontrent surtout que le projet est aussi fragile que mal formaté », écrit le parti écologiste dans un communiqué.
Dans ses conclusions, la commission du dialogue estime que « le réaménagement de [l’actuelle aérogare de] Nantes-Atlantique n’apparaît pas (…) comme une solution viable à long terme ».
Elle recommande en revanche d’améliorer le projet de Notre-Dame-des-Landes en réduisant notamment « autant que possible » la surface totale de la future infrastructure.
Cette commission n’avait pas pour mandat de remettre en cause le futur aéroport, mais de tenter d’apaiser les esprits après de violents affrontements entre opposants et forces de l’ordre qui les expulsaient à l’automne.
Dans son rapport, remis au ministre délégué chargé des Transports Frédéric Cuvillier, elle récuse l’idée d’un simple « réaménagement de Nantes-Atlantique » en soulignant notamment que « les perspectives de trafic prévoient d’atteindre 4,2 millions de passagers autour de 2018-2020 ».
— Une réduction de l’emprise sur les terres agricoles recommandée–
Ce chiffre « correspond au niveau de saturation estimé lors du débat public pour l’aérogare actuelle et qui est corroboré par le constat effectué pendant les 36 jours de pointe de l’année 2012 », relève le document.
« Actuellement, l’aéroport de Nantes n’est pas saturé, mais le développement du trafic qui est prévisible fait penser qu’il le sera à terme de quelques années », a résumé le président de la commission, Claude Chéreau.
La Commission préconise une évaluation des coûts d’un éventuel « réaménagement de l’aéroport actuel » afin de « mettre un terme à une polémique inutile » concernant la possibilité, soutenue par les opposants à Notre-Dame-des-Landes, d’adapter Nantes-Atlantique plutôt que de construire un nouvel aéroport.
Ses autres recommandations portent sur la réduction de la surface totale du futur aéroport. Elle souligne l’importance de réduire « autant que possible » l’emprise du projet sur les terres agricoles, notamment en réduisant la surface des parcs de stationnement et celles des activités économiques autour de l’aéroport.
Elle ajoute que les perspectives de desserte du nouvel aéroport mériteraient d’être clarifiées, notamment pour ce qui concerne les transports collectifs.
La commission suggère en outre d' »actualiser » les plans d’exposition au bruit pour l’actuel et le futur aéroport afin d’avoir une idée plus précise de leur impact.
Deux autres rapports ont également été remis au gouvernement ce mardi, celui de la mission chargée d’évaluer les pertes et compensations aux terres agricoles, et celui de la commission scientifique d’évaluation du système de compensation environnementale proposé par le maître d’ouvrage, le groupe de travaux publics Vinci.
Ce dernier émet douze réserves sur les méthodes prévues dans le cadre de la compensation environnementale, qui « devraient être levées pour que le projet puisse être poursuivi ».
La mission d’expertise de l’impact du projet sur l’agriculture recommande quant à elle la reconstitution des exploitations agricoles.
Sur la zone du futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), les réactions étaient mitigées parmi les opposants, déçus du maintien du projet mais satisfaits de certains éléments des rapports, qui donnent raison selon eux à certains de leurs arguments. (…)
Sources from Djallal MALTI et Anthony LUCAS | AFP

Monde : OGM…

6 Avr

États-Unis : Les OGM autorisés, même s’ils sont interdits…

États-Unis : Les OGM autorisés, même s'ils sont interdits...
Aux États-Unis, une loi scélérate vient d’être votée, et promulguée : désormais, plus personne ne pourra s’élever contre les organismes génétiquement modifiés (OGM), même pas la justice ! Y compris si un danger sanitaire immédiat est démontré…
Il faut se pincer pour le croire. Pourtant, les faits sont là. Le Congrès et le Sénat US ont adopté une loi qui contraint son ministère de l’Agriculture à « ignorer toute décision judiciaire bloquant la plantation de cultures génétiquement modifiées qu’un tribunal aura jugées illégales », comme le résume le sénateur Jon Tester, de l’État du Montana.
Cette loi, qui vient d’être promulguée par le président Obama, autorise donc les semenciers à cultiver et vendre n’importe quel OGM, y compris ceux qui n’auraient pas été approuvés par les autorités sanitaires, y compris ceux pour lesquels il existerait des preuves de toxicité ! Quitte à mélanger le bon grain et l’ivraie.
« Monsanto Protection Act »
Cette mesure, savamment planquée au beau milieu d’une loi de programmation budgétaire pour l’agriculture, a été dénoncée à moult reprises par quelques activistes conspirationno-anarcho-environnementalistes, qui veillent au grain. Mais rien n’y a fait, et les yankees se réveillent aujourd’hui avec une légère gueule de bois.
La révélation de l’existence de cette loi scélérate n’en finit pas de faire des vagues, à tel point que la sénatrice Barbara Mikulski du Maryland, rapporteur du projet de loi, s’est publiquement excusée pour avoir laissé passer une telle énormité. Et, depuis, plusieurs députés et sénateurs se sont aussi désolidarisés de cette loi, que d’aucuns soupçonnent -à mots de moins en moins feutrés- d’avoir été rédigée par les firmes semencières themselves, Monsanto en tête.
On n’arrête pas le progrès…
Sources from lesmotsontunsens.com et relayé par SOS-planete

OGM – C’est officiel ! La dictature est en place aux États-Unis : à quand notre tour ?

OGM - C'est officiel ! La dictature est en place aux Etats-Unis : à quand notre tour ?
Titre initial :
ETATS-UNIS – Autorisation des OGM : le ministère de l’agriculture au-dessus des décisions de justice
Une des conditions de la démocratie, telle qu’on la connaît en France mais aussi aux États-Unis, est la séparation des pouvoirs entre le législatif, l’exécutif et le judiciaire.
Ce n’est rien moins que cette séparation qui, certes sur un point technique, est en train d’être mise à mal par les Parlementaires étasuniens.
En effet, lors de son passage devant la Chambre des Représentants (députés), il a été adjoint à la loi (H.R. 933) qui définit les lignes budgétaires pour les ministères et agences aux États-Unis, la section 735 qui stipule que « dans le cas où une décision [d’autorisation d’une culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l’Agriculture doit, nonobstant toute autre disposition de droit, sur simple demande d’un agriculteur, d’un exploitant agricole, ou d’un producteur, immédiatement accorder une autorisation temporaire ».
Autrement dit, si la Justice, comme ce fut le cas avec la luzerne GM, suspend l’autorisation accordée par le ministère de l’Agriculture, celui-ci pourra, si un agriculteur lui demande, contourner cette décision de Justice et accorder une autorisation temporaire de mise en culture de la luzerne GM.
Le Sénat a voté la loi HR933 sans remettre en cause cet ajout. La loi, appelée par ses détracteurs « Monsanto Protection Act », est donc adoptée par le Congrès. La seule solution reste désormais un véto présidentiel.
Quand l’ajout pro-OGM, bien caché, a été découvert, le sang d’un certain nombre de militants et de député-e-s n’a fait qu’un tour. Ainsi, le Sénateur du Montana, Jon Tester, soutenu par certains autres Parlementaires, a proposé un amendement (n°74) qui visait à la simple suppression de l’ajout litigieux.
Dans son communiqué de presse, Jon Tester précisait : « Ses partisans l’appellent la disposition »assurance de l’agriculteur« , mais celle-ci n’assure en réalité que le manque de responsabilité des entreprises.
[…] Le Congrès étasunien est en train de dire au ministère de l’Agriculture : » même si un tribunal vous dit que vous n’avez pas suivi la bonne procédure et vous demande de recommencer, vous DEVEZ ignorer l’injonction du tribunal et permettre quoiqu’il arrive de planter ces cultures« .
Non seulement cela nie l’idée de la Constitution de la séparation des pouvoirs, mais cela permet aussi aux cultures génétiquement modifiées de s’installer dans tout le pays – même si un juge décide que cela viole la loi.
C’est un dangereux précédent. Cela paralysera l’USDA en mettant ce ministère au coeur d’une bataille entre le Congrès et les tribunaux ».
Par ailleurs, une campagne citoyenne a été organisée pour demander aux autres parlementaires de soutenir l’amendement de Tester, mais cela n’a pas suffit. En effet, le débat au Sénat est désormais clos. Et l’ajout en débat toujours présent. La loi a donc été adoptée par le Congrès.
Les détracteurs de cette loi en appellent désormais au Président Barack Obama pour qu’il utilise son véto. La pétition, en ligne sur le site de Food Democracy Now 
Sources from Christophe Noisette, publié par infogm.org et relayé par SOS-planete
 
Note de Jacques : nous n’osions le croire et pourtant ! Profitant d’une crise mondiale orchestrée par les psychopathes de la finance, le lobby agro-alimentaire réussit à imposer sa loi ! Obliger les peuples (étasuniens pour l’instant) à se nourrir à la mode Monsanto. Quand on sait la pression exercée par les Etats-Unis sur l’Europe pour nous faire avaler la même pilule, il y a de quoi sérieusement s’inquiéter sur l’avenir de notre liberté de choix de vie.
Après avoir connu les dictatures militaires et les génocides, l’humanité entre à grand pas dans l’ère de la dictature économique. Et lorsqu’un tel acte est commis par des pays dits démocrates, on peut se dire que c’est gravissime !
Nous faisons confiance à nos dirigeants européens, n’est-ce-pas ? Nous n’avons aucun doute sur leur honnêteté et leur indépendance, n’est-ce pas ? Accepterions nous que l’économie passe au-dessus d’une décision de justice ? Et bien c’est ce qui se passe au Etats-Unis ! Les droits des citoyens sont bafoués… non ?

OGM : Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l’UE

OGM : Rome demande une interdiction de culture du MON 810 dans l'UE
Le gouvernement italien a demandé à la Commission européenne de ne pas renouveler l’autorisation de culture demandée par le groupe Monsanto pour son maïs OGM MON 810, dans un courrier dont l’AFP a obtenu une copie jeudi.
Deux OGM seulement ont été autorisés à la culture dans l’UE: la pomme de terre Amflora, développée par le groupe allemand BASF, qui s’est avérée un échec commercial, et le maïs OGM MON 810 de la multinationale Monsanto.  (…)
Pour lire la suite, cliquer ICI
Sources from AFP, publié par romandie.com et relayé par SOS-planete

OGM – Pas de veto de Barack Obama contre le « Monsanto protection act »

OGM - Pas de veto de Barack Obama contre le « Monsanto protection act »
Après le vote par le Congrès de la loi cadre H.R. 933 sur les dépenses du gouvernement étatsunien (en anglais : Consolidated and Further Continuing Appropriations Act, 2013), cette loi controversée vient d’être signée par le Président Obama, signifiant son adoption finale et définitive.
Cette loi de 78 pages porte donc sur les dépenses du gouvernement – dont les dépenses liées à l’agriculture. Concrètement, elle a été adoptée pour dégager un budget provisoire pour l’année en cours, le temps de continuer les négociations entre les démocrates et les républicains sur le budget général.
Mais dans cette loi, a été introduite, de façon insidieuse, la section 735 qui permet au ministère de l’Agriculture de ne pas prendre en considération des décisions de justice. De façon insidieuse, car de nombreux congressistes n’avaient pas remarqué ce cheval de Troie de l’industrie biotechnologique.
Et pernicieuse, car il était en effet difficile pour Obama de ne pas signer cette loi dont l’objectif était de ne pas bloquer le fonctionnement du gouvernement. Imposer son veto aurait relancé certains débats et blocages sur des questions plus générales.
La stratégie des entreprises de biotech était donc très efficace. Introduire cinq lignes problématiques dans un ensemble cohérent, qui a demandé des mois de débat pour arriver finalement à un consensus, a payé.
Précisons aussi qu’à plusieurs reprises des tribunaux avaient suspendu des autorisations accordées à des plantes génétiquement modifiées (PGM) par le ministère de l’Agriculture, comme la betterave GM et la luzerne GM. Cette clause ne vise donc pas un problème hypothétique.
A sa décharge, le sénateur Blunt précise plusieurs points : d’une part, il s’agit d’une loi temporaire valable jusqu’à l’adoption finale du budget (le texte parle du 30 septembre 2013) et d’autre part, cette loi ne permet d’outrepasser une décision de justice que pour un an seulement.
Autrement dit, si un agriculteur cultive une plante GM légalement adoptée, et qu’en cours de saison, cette dernière vient à être interdite par une Cour de justice, alors l’agriculteur pourra malgré le jugement, récolter et vendre sa production. « Cette loi ne donne qu’une protection d’un an », souligne le Sénateur.
Mais pour les opposants aux OGM et à cette loi provisoire, un an c’est suffisant pour endommager sérieusement l’environnement… A noter que le Sénateur Blunt a reçu de la part de l’entreprise Monsanto plus de 64 000 dollars US pour ses campagnes électorales entre 2009 et 2012.
En tout, depuis le début de sa carrière, en 1989, ce Sénateur a reçu 83 250 dollars US de Monsanto, mais aussi de la part de groupes de lobby proches des industries de biotech. Selon le Center for Responsive Politics, il a reçu depuis 1989 près de 1,5 Millions de dollars US de la part d’entreprises liées à l’agrobusiness et 1,6 millions de dollars US de la part d’agences de lobby ou de conseillers juridiques.
A titre indicatif, Monsanto, au cours de la dernière élection, a financé 55 députés et 24 sénateurs (principalement républicains, mais pas uniquement), pour un montant total de 316 000 US$.
Pour les opposants à cette loi de protection des intérêts de Monsanto, l’introduction de cette clause dans une loi à durée limitée a pour but de créer un précédent qui permettra, plus tard, de justifier son transfert dans d’autres lois. Il s’agit en quelque sorte d’un exercice de lobby, pour tester la porosité du Congrès. Exercice réussi…
Sources from Christophe Noisette, publié par infogm.org et relayé par SOS-planete
 Note de Jacques : bravo monsieur Obama ! Vous pliez devant les escrocs de l’alimentaire. Que ferez vous quand Monsanto viendra semer des OGM dans votre jardin bio ?

France : Gaz de schiste, désormais, on ne fracture plus la roche, on la « masse »

31 Mar
Gaz de schiste: le petit plus avec Fukushima
Les pétroliers sont-ils les nouveaux « masseurs » de la roche ? Le 30 juin 2011, le parlement français interdit l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les gisements de gaz et de pétrole en France. Pour autant, les défenseurs de l’environnement ne désarment pas, car les industriels n’ont pas abandonné l’idée de fracturer la roche. Plus discrètement, avec d’autres mots.
Des dizaines de permis de recherche ont été délivrés avant la loi de juillet 2011 et bien d’autres sont encore dans les tuyaux de l’administration. Même s’il est toujours possible d’explorer les sols à la recherche des huiles et gaz de schistes, il n’est pas possible de les exploiter via la fracturation…
Les pétroliers poursuivent leur cartographie du sous-sol français. Dans un soucis de transparence, tout ou presque est consultable sur le site du ministère de l’Ecologie (ici, le Bassin parisien).
« Massage » : « une idée », dit le PDG de Total
Les professionnels préparent la communication de demain. Car tout l’enjeu est là, il s’agit de reprendre la main sur la bataille des mots, et les industriels parlent désormais non plus de fracturer la roche mais de la « stimuler ».
Début janvier, Christophe de Margerie, PDG de Total, indiquait au journal Le Monde qu’il ne fallait peut-être pas totalement laisser tomber la fracturation hydraulique mais repenser surtout sa dénomination :
« Il est quand même paradoxal d’entendre un membre du gouvernement annoncer que la France va faire des tests de fracturation hydraulique en Algérie [Laurent Fabius, ndlr] […] pour rapatrier la technique en France si elle est finalement jugée acceptable pour l’environnement. (…)

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France : Le collectif de la Manif pour Tous veut s’attaquer au porte-monnaie du gouvernement s’ils n’est pas entendu

31 Mar
8 millions de Français ont suivi l’intervention télévisée du chef de l’Etat jeudi 28 mars dernier. cc/flickr/Francois Hollande
« On ne lâche rien » !
Tel est le mot d’ordre donné dimanche 24 mars dernier (lire ici), par les différents porte-paroles de la Manif pour Tous. Epuisant peu à peu tous les recours et moyens possibles pour se faire, non pas entendre, mais écouter par François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, le collectif à l’initiative des 3 grandes dernières manifestations parisiennes contre le projet de loi pour personnes du même sexe semble plus déterminé que jamais.
Pour preuve, il avait lancé jeudi un appel à se rassembler devant le siège de France Télévision alors que François Hollande passait son grand oral (lire ici).

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Notes d’Administrateur :
La véritable priorité de notre Gouvernement ?!

Etats-Unis : Le sénat passe la loi de protection de Monsanto donnant à Monsanto plus de pouvoir que le gouvernement des Etats-Unis

27 Mar

Traduit par Résistance 71

Dans le plus pur style de la fourberie des actions légales de Monsanto, le géant de la biotechnologie est maintenant virtuellement garanti de pouvoir planter sans encombre ses cultures OGM sans avoir plus à s’occuper du gouvernement américain et de ses cours de justice. Le Monsanto Protection Act, profondément enfoui dans la résolution sur le budget, a passé le sénat et maintenant il n’y a plus qu’un veto présidentiel pour l’empêcher d’être mis en application.
Si vous n’êtes pas familier avec ceci, La loi de protection de Monsanto est le nom donné à cette pièce législative qui fut insérée dans la loi budgétaire du Senate Continuing Resolution. Utilisant la dénomination trompeuse de « Farmer Assurance Provision », la section 735 de cette loi donne en fait à Monsanto une immunité contre les cours fédérales de justice concernant toute révision de quelque culture génétiquement modifiée que ce soit étant pensée être dangereuse. Sous cette section, les cours de justice ne pourront plus arrêter Monsanto de continuer à planter des OGM qui sont pensés être, même par le gouvernement, dangereux pour la santé ou l’environnement. (…)

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