Tag Archives: Edward Snowden

Monde : Affaire Snowden, « La surveillance généralisée est la porte ouverte au totalitarisme »

14 Fév

Les révélations d’Edward Snowden sur les programmes de surveillance intrusive et généralisée de la NSA ont provoqué l’indignation, puis… plus rien. Du moins en France. « Les Européens en général et les Français en particulier sont trop dépendants de la NSA pour émettre autre chose que des protestations formelles », explique Antoine Lefébure, historien des médias et expert des technologies de l’information. Ce pionnier des radios libres revient, dans un livre à paraître le 20 février, sur l’affaire Snowden et la manière dont les Etats-Unis espionnent le monde. Entretien. (…)
[Lire la suite de Affaire Snowden : « La surveillance généralisée est la porte ouverte au totalitarisme »]
Sources from Marina Bellot

Etats-Unis : les journalistes derrière les révélations de Snowden lancent un nouveau portail

13 Fév
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Glenn Greenwald est l’un des deux seuls journalistes à avoir travaillé directement avec Edward Snowden. © afp.
‘The Intercept’ est le site internet mis en place pour les nouvelles révélations de l’informateur américain Edward Snowden. Le site a été mis en place par les journalistes qui ont fait les premières révélations sur base des documents fournis par l’ancien employé de la NSA. Pierre Omidyar, un des co-fondateurs de eBay, finance le projet.
L’équipe est composée de Glenn Greenwald, ancien journaliste au Guardian, la réalisatrice de documentaires Laura Poitras et le journaliste d’investigation Jeremy Scahill. Glenn Greenwald et Laura Poitras sont les seuls journalistes qui ont travaillé directement avec Edward Snowden. Jeremy Scahill est lui le co-auteur du film « Dirty Wars », sur la guerre secrète américaine.
Le premier document posté sur The Intercept montre comment les services secrets américains se basent sur les résultats d’observations électroniques pour choisir les cibles pour leurs attaques de drone, qui conduit souvent à la mort de civils innocents.
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Etats-Unis : La NSA demande à Snowden de restituer les  » documents volés  » :o)

12 Fév
© belga.
7 mois après le début des révélations concernant l’espionnage massif de la NSA, rendues possible par les documents fournis par Edward Snowden, l’Agence de renseignement se décide à lui demander de « rendre les documents volés ».
Le 29 janvier, auditionnés par la commission sénatoriale sur le renseignement, les chefs du renseignement américain ont formellement et publiquement appelé Edward Snowden à restituer les 58 000 documents subtilisés lorsqu’il était consultant à la NSA, assurant que cela constituait une « menace grave » pour la sécurité nationale.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la NSA est « longue à la détente ». 7 mois pour réclamer des documents qui sont désormais dans la nature et dont une petite partie (1000 environ) a déjà été rendu publique. Mais pour James Clapper, le directeur du renseignement national :
Snowden affirme qu’il a gagné et que sa mission est accomplie. Si c’est le cas, je lui demande, ainsi qu’à ses complices, de rendre les documents volés qui n’ont pas encore été rendus publics afin d’empêcher tout dommage supplémentaire à la sécurité des Etats-Unis
Son collègue, le Général Michael Flynn, directeur du renseignement militaire, valide ces propos, « la sécurité nationale » est menacée. Dimanche 26 janvier, dans une interview à la chaine allemande ARD, le jeune whistleblower affirmait ne plus être en possession d’un quelconque document depuis qu’il les avait tous transmis à des journalistes, qui se chargent depuis juin 2013 de rendre publiques ces révélations sur les pratiques, méthodes et moyens de la NSA. Il avouait notamment ne pas vouloir, ni pouvoir anticiper les prochaines divulgations. En octobre dernier, dans une interview au New York Times, il assurait déjà avoir donné tous les documents dérobés à des journalistes et n’en avoir conservé aucun.
Peut-être a-t-il menti. Quel intérêt pour lui ? L’une des cartes à jouer serait de négocier une immunité concernant le chef d’inculpation de vols de documents appartenant à l’État contre le reste des documents volés. Dans l’interview au New York Times, il aurait déclaré accepter cette solution. Solution évoquée par NPR en décembre, rapportant les propos tenus sur CBS par Rick Ledgett, en charge de l’enquête :
Mon opinion personnelle est que oui, ça vaudrait le coup d’en parler. J’ai besoin de l’assurance que ce qu’il reste des informations puisse être sécurisé, et mes exigences pour cette assurance seraient très élevées. Plus qu’une simple déclaration de sa part
Proposition immédiatement exclue par Keith Alexander, le directeur de la NSA, dont Slate rapporte également les propos :
Je pense que les gens doivent être solvables pour leurs actes. Ce que nous ne voulons surtout pas est que la prochaine personne qui tentera la même chose aille se réfugier à Hong Kong ou à Moscow avec d’autres informations, sachant qu’elle peut obtenir le même marché
James Clapper semble sur la même longueur d’onde, d’autant que les révélations de Snowden vont « bien au-delà de son inquiétude affirmée à l’égard des prétendus programmes de surveillance intérieure ». Les États-Unis ont « perdu des sources essentielles de collecte du renseignement à l’étranger. » Il enfonce le clou en évoquant les « terroristes et les autres adversaires de notre pays [qui] vont à l’école des méthodes du renseignement américain et ce qu’ils en retirent rend notre travail beaucoup, beaucoup plus difficile ». Il aurait d’ailleurs déjà observé des changements dans les modes de communication des groupes les plus violents.
Barack Obama évoque les mêmes conséquences dans son discours du 17 janvier portant sur la NSA et sa politique de surveillance lorsqu’il s’est penché sur le cas Snowden :
En outre, la manière sensationnelle avec laquelle ces informations sont sortis a plus jeter de l’huile sur le feu qu’apporter une lumière sur des faits, tout en révélant à nos adversaires des méthodes qui pourraient influer sur nos opérations de façon que nous pourrions bien ne pas comprendre avant des années
Ce ne sont pas les dernières déclarations des chefs du renseignement américain qui vont rassurer Edward Snowden, lui qui reste persuadé que la NSA aimerait lui « mettre une balle dans la tête ». (…)
Sources from Journal du Geek

Angleterre : Regardez les disques durs d’Edward Snowden être soigneusement détruits

7 Fév
Cela fait désormais plusieurs mois que l’affaire Edward Snowden a éclaté au grand jour et pourtant, nous découvrons encore régulièrement des documents édifiants sur les pratiques des grandes agences gouvernementales. Une vidéo de la unnameddestruction de certains de ses disques durs vient d’être publiée par « The Guardian ».
Le quotidien d’information britannique avait fait partie des premiers à dévoiler les précieux documents d’Edward Snowden. Si ceux-ci sont toujours restés bien loin du gouvernement britannique, ce dernier a bien sûr tenté à plusieurs reprises d’étouffer l’affaire.
Le journal publie ainsi une vidéo datant du 20 Juillet 2013. Dans les sous-sols du bureau de Kings Cross, à Londres, des employés du Guardian ont ainsi dû détruire de nombreux disques durs et autres ordinateurs, sous les yeux de plusieurs techniciens du service de renseignements électronique du gouvernement britannique, le GCHQ.
« L’événement le plus surréaliste » du journalisme britannique, selon Paul Johnson, le rédacteur en chef, aura duré trois heures, trois longues heures durant lesquelles une quantité incalculable d’équipement informatique aura été réduite à néant… Vaine tentative de museler les révélations d’Edward Snowden.
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Etats-Unis : La NSA pratique aussi l’espionnage économique, d’après Snowden

28 Jan
L’administration Obama maintient que la politique américaine du renseignement a pour uniques objectifs la sûreté nationale et la lutte contre le terrorisme. Or, l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) utiliserait aussi certaines des données collectées à des fins économiques, a indiqué le lanceur d’alertes Edward Snowden, dans un entretien diffusé dimanche soir par la chaîne NDR du groupe audiovisuel public allemand ARD.
Siemens, Thales, Total… tous ciblés
« S’il y a des informations, par exemple sur Siemens, qui soient dans l’intérêt national, mais qui n’ont rien à voir avec la sécurité nationale, et bien ils prendront cette information quand même », a indiqué l’auteur des révélations sur les écoutes massives de la NSA lors de son premier entretien télévisé depuis juin 2013. Soit la date de son départ de Hong Kong pour la Russie.
D’autres documents dérobés par Edward Snowden évoquent des pratiques d’espionnage ciblant des entreprises privées, dont les industriels français Thales et Total. (Lire : Barack Obama et la NSA : une réforme pour rien ?)
Edward Snowden menacé de mort
L’entretien télévisé accordé par l’ancien consultant de la NSA, depuis Moscou, au journaliste allemand Hubert Seipel, fait suite à des révélations publiées mi-janvier par le New York Times. Le journal américain assure, en s’appuyant sur d’autres documents dérobés par Edward Snowden, que la NSA a implanté un système espion dans près de 100 000 ordinateurs répartis dans le monde (Lire : 100 000 ordinateurs trafiqués par la NSA… Le soupçon grandit à Bruxelles).
Inculpé d’espionnage par la justice fédérale des États-Unis, le lanceur d’alertes fait l’objet de trois accusations outre-Atlantique. Deux pour espionnage, une pour vol de documents appartenant à l’État, chacune étant passible de 10 ans de prison.
Dans l’entretien diffusé hier soir par le groupe ARD, Edward Snowden maintient qu’il n’aurait pas droit à un procès équitable outre-Atlantique. Il ajoute faire l’objet de menaces de mort de la part d’agents gouvernementaux américains. (…)
Lire notre dossier :
Tout sur l’arsenal secret des espions de la NSA
Sources from Appy Geek
Notes d’Administrateur : Et la Russie n’est pas en reste…
Cyberespionnage économique: la Russie entre dans la danse
Pour la première fois, des experts en sécurité ont pu mettre en évidence un lien entre des activités d’espionnage et le gouvernement russe. Principale cible : le secteur énergétique.
L’espionnage économique n’est pas seulement l’apanage des services gouvernementaux chinois ou américains. La Russie entre également dans le cercle des voleurs de secrets d’affaires. CrowdStrike, un spécialiste américain de la sécurité informatique, a détecté un groupe de hackers qu’il a baptisé « Energy Bear » et qui s’est infiltré dans des centaines d’organisations américaines, européennes et asiatiques, d’après Reuters. Ce groupe s’intéresse avant tout aux entreprises du secteur énergétique, mais pas seulement. Académies, ministères, industries, défense, santé, TIC… figurent également parmi les cibles de ces hackers-espions. Parmi les pays les plus attaqués figurent les Etats-Unis, l’Espagne, le Japon et… la France.
CrowdStrike est convaincu que ces actions sont pilotées par le gouvernement russe « pour aider son industrie à maintenir sa compétitivité dans des secteurs clés stratégiques », comme l’explique Dmitri Alperovitch, directeur technique de la société. Cette conclusion s’appuie non seulement sur des indicateurs techniques récoltés pendant les deux dernières années, mais aussi sur l’analyse des entreprises ciblées et des données siphonnées. Ainsi, les horaires de « travail » des hackers cadrent particulièrement bien avec ceux de la Russie. La typologie des cibles est également en accord avec les intérêts de l’empire de Poutine.
Selon CrowdStrike, c’est la première fois que la Russie est clairement identifiée comme un acteur dans des activités d’espionnage économique. « Ils copient la Chine », souligne Dmitri Alperovitch. Pour arriver à ses fins, le groupe utilise principalement le web. Il introduit du code malveillant dans des sites qui sont régulièrement consultés par les personnes membres de l’organisation cible. Il suffit de charger la page compromise pour que la machine utilisée soit infectée. Dans certains cas, Energy Bear s’est également appuyé sur des failles dans Adobe Reader pour introduire son malware. Lire aussi: La Chine, peut-être derrière les attaques contre la banque centrale australienne, le 11/03/2013« Aucune grande entreprise française n’a été épargnée par les hackers » (Patrick Pailloux, ANSSI), le 31/12/2013L’affaire Prism, un vrai danger… sous-estimé par nos entreprises, le 18/10/2013 Sources: ReutersLe rapport de CrowdStrike (…)
Sources from Appy Geek

Etats-Unis : cyberespionnage – La NSA peut pirater votre Wi-Fi à 13 km de distance

4 Jan
Jacob Appelbaum au Freiheit statt Angst 2013. Crédit photo : Marcus SümnickJacob Appelbaum au Freiheit statt Angst 2013. Crédit photo : Marcus Sümnick
On pense souvent qu’un réseau Wi-Fi ne s’étend pas plus loin que son appartement ou sa maison. S’il est vrai qu’on capte très difficilement à plus d’une dizaine de mètres de sa borne Wi-Fi, il est néanmoins possible, à l’aide de matériels beaucoup plus professionnels, d’accroître largement cette distance, mais dans l’autre sens. Il suffit pour cela de « cibler » directement un point d’accès, un smartphone ou un ordinateur et de l’envoyer des paquets de fausses données. C’est la technique employée visiblement par la NSA : lors du Chaos Communication Congress qui s’est tenu à Hamburg ce week-end, l’expert en sécurité Jacob Appelbaum a révélé que l’agence américaine était ainsi capable de pirater une connexion Wi-Fi située à 8 miles de distance (12,87 km). Jacob Appelbaum imagine même qu’il est tout à fait possible que l’opération s’effectue à l’aide de drones, même s’il pense que la classique fourgonnette anonyme garée au coin de la rue est plus pratique.
TAO et le marasme qui entoure la NSA
Dans le même temps, Der Spiegel fait une étonnante révélation par l’intermédiaire de documents de l’affaire Edward nowden que le magazine allemand a pu se procurer. On y apprend notamment que la NSA dispose d’une unité de hackers de la NSA appelée TAO (Tailored Access Operations), et  qu’elle est capable de tout faire, ou presque. Ses membres sont par exemple spécialisés dans le Quantum Insert, qui consiste à usurper l’identité d’un site web, et à afficher un faux site à toute internaute s’y connecter. Tout cela dans l’objectif d’infecter sa machine et d’en prendre le contrôle. Le TAO a également eu accès en début d’année à des documents ultra-confidentiels, et liés à la mise en place d’un énorme câble sous-marin, le Sea-Me-We-4. Orange, l’un des 16 acteurs responsables de l’infrastructure Sea-Me-We-4, a annoncé son intention de se constituer partie civile dans cette affaire de piratage. Nul doute que l’on n’a pas fini d’entendre parler de la NSA à l’avenir et que les documents révélés par . (…)
Sources from  – Source: Tom’s Guide FR

Etats-Unis : La machine à décrypter universelle bientôt dans les mains de la NSA ?

4 Jan
D’après des révélations d’Edward Snowden…
L’alpha et l’oméga de l’espionnage pour les Etats-Unis? L’Agence nationale de sécurité américaine (NSA) est tout près de créer un «ordinateur quantum» à même de décrypter presque n’importe quel encodage, selon le Washington Post jeudi qui cite des documents divulgués par l’ancien consultant Edward Snowden.
Selon ces documents, l’ordinateur sur lequel travaille la NSA lui permettrait de briser les codes informatiques protégeant des secrets bancaires, médicaux, des informations gouvernementales ou du monde des affaires. Les grandes entreprises informatiques comme IBM poursuivent depuis longtemps l’objectif de créer des ordinateurs quantum, qui permettraient d’exploiter la puissance des atomes et des molécules, accroissant ainsi de manière considérable la rapidité et la sécurité des ordinateurs.
«Cages de Faraday»
Cependant, des experts estiment peu probable que la NSAsoit sur le point de créer une telle machine sans que la communauté scientifique soit au courant. «Cela semble peu probable que la NSA soit si en avance par rapport aux entreprises civiles sans que personne ne le sache», a ainsi noté dans le Washington Post Scott Aaronson, de l’Institut de Technologie du Massachusetts (MIT).
La NSA n’a quant à elle pas répondu à une demande de l’AFP sur le sujet. Selon les documents obtenus par le quotidien, la NSA travaille sur ce projet dans des pièces spéciales, appelées «cages de Faraday», qui protègent des pollutions électromagnétiques en provenance de l’extérieur.
N’importe quel code brisé
De par la puissance potentielle des ordinateurs quantum, ces machines innovantes seraient à même de déchiffrer n’importe quel code utilisé actuellement pour protéger les activités en ligne, que ce soit par les banques ou les messageries électroniques.
Depuis plusieurs mois, les révélations d’Edward Snowden ont levé le voile sur l’ampleur du programme américain d’espionnage tous azimuts visant plusieurs pays européens, les institutions de l’UE ou même le système de vidéo-conférence interne de l’ONU, et notamment le rôle de la NSA. (…)
Sources from AFP