Tag Archives: Chine

Chine : Un regard sur l’industrie de la fourrure de lapin angora (Âmes sensibles s’abstenir)

21 Jan
Teddys-2010-0281Source de l’image: lespetitesquenottes.e-monsite.com
Fin novembre 2013, une vidéo filmée clandestinement par l’association Peta en Chine a révélé la torture infligée aux lapins angora.
Les images, déconseillées aux âmes sensibles, font froid dans le dos. On y voit des ouvriers en train d’arracher froidement la fourrure des lapins qui hurlent de douleur. Un supplice qui se reproduit tous les trois mois. Puis, « au bout de deux à cinq ans, ceux qui ont survécu sont suspendus la tête en bas, avant de se faire trancher la gorge et que leurs carcasses soient vendues », nous informe le site de Peta France.Depuis cette terrible révélation, et sachant que la Chine est responsable de 90% des produits en angora à travers le monde, de nombreuses marques comme H&M, Zara, ou Topshop ont annoncé qu’elles arrêtaient la production de ce type de fourrure.
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Monde : bonnes nouvelles…

9 Jan

Éléphant : la Chine détruit six tonnes d’ivoire devant les caméras

Lundi, les autorités chinoises ont détruit six tonnes d’ivoire correspondant à des saisies douanières réalisées sur une période de plusieurs années. Un geste symbolique censé illustrer la volonté du pays d’éradiquer le commerce illicite d’espèces sauvages.
Pas moins de 35.000, c’est le nombre d’éléphants qui auraient été tués en Afrique rien qu’en 2013 pour alimenter le commerce illégal de l’ivoire. Un fléau qui a atteint des proportions inquiétantes ces dernières années, faisant craindre pour la survie de l’espèce. Dans de nombreuses régions africaines, ce sont 11 à 12% des populations de pachydermes qui ont été massacrées chaque année.
Un chiffre qui donne à réfléchir quand on sait que lorsque ces populations d’animaux diminuent de plus de 6% par an, elles courent le risque de s’effondrer, selon un rapport de l’ONU. Si les moyens mis en place jusqu’ici, notamment contre les braconniers, ont permis certaines progrès, le massacre se poursuit. Face à cela, la Chine a décidé de renforcer sa lutte contre le commerce illicite d’espèces sauvages. Une décision qu’elle a illustré par un geste symbolique.
Lundi, les autorités chinoises ont brûlé devant les caméras un stock de 6,1 tonnes d’ivoire confisqué et de produits dérivés à Dongguan, dans la province de Guangdong. Ainsi, les images de la télévision d’État CCTV ont donné à voir des agents des administrations des douanes et des domaines forestier entourés de grandes piles d’ivoire, les défenses étant introduites dans d’immenses concasseurs destinés à les broyer.
La Chine, une plaque tournante du trafic
Applaudie par la communauté internationale, la destruction a été réalisée sous les yeux des représentants de la CITES (Convention internationale sur le commerce de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), de l’Organisation mondiale des douanes, de l’Ambassade des États-Unis en Chine ainsi que des associations internationales (…)
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Au Niger, les girafes vont un peu mieux

Une girafe au Niger, non loin de Niamey, en 2005.Une girafe au Niger, non loin de Niamey, en 2005. (Photo Finbarr O’Reilly. Reuters)
De 2011 à 2012, la population a légèrement augmenté, signe que les projets de conservation portent leurs premiers fruits.
La population des dernières girafes d’Afrique de l’ouest présentes dans le sud-ouest du Niger est passée de 311 en 2011 à 366 en 2012, soit une hausse de 18%, a-t-on appris mardi auprès des autorités de Niamey. «De 311 en 2011, les effectifs des girafes sont passés à 366 individus en 2012 dont 177 mâles et 189 femelles», indique un récent dénombrement effectué par les services de l’Environnement et l’Association pour la sauvegarde des girafes du Niger (ASGN).
L’ASGN, en partenariat avec le zoo de Doué-la-Fontaine (France), finance des projets communautaires en vue d’inciter la population à protéger davantage ces girafes. Dans ce cadre, plusieurs villages ont ainsi bénéficié de forages d’eau potable, de banques céréalières, de moulins à grains, de semences et d’engrais. Les femmes reçoivent, quant à elles, des prêts sans intérêts pour monter de petits commerces.
Fuyant braconniers et prédateurs, ces girafes, aux effectifs estimés à seulement une cinquantaine, ont trouvé il y a quinze ans un havre de paix dans la brousse de Kouré, une zone à une heure de route au sud de Niamey. En 2006, une étude a prouvé que ces troupeaux étaient les derniers représentants de la girafe peralta, une espèce en voie de disparition. Toutefois, ces girafes sont désormais victimes de «la destruction progressive» de leur habitat, engendrée par l’avancée galopante du désert et la conquête de nouvelles terres agricoles par les paysans, selon les services de l’Environnement.
Cette perte de l’habitat pousse les girafes à s’aventurer à des centaines de kilomètres au-delà de leur zone habituelle, notamment jusqu’au Nigeria voisin, s’exposant ainsi à divers dangers dont le braconnage, expliquent les autorités. En 2010, une tentative d’équiper ces girafes de colliers émetteurs pour suivre leur mouvement grâce au satellite, avait échoué. (…)
Sources from AFP

Chine : Les cadres chinois ne pourront plus fumer en public

3 Jan
dessinLes passages d’une année à l’autre sont propices aux bonnes résolutions pour le parti communiste chinois. Dans une circulaire publiée le dimanche 29 décembre, les autorités ont interdit aux cadres de fumer en public, leur enjoignant de donner l’exemple en la matière. « Les organisations du gouvernement et du parti deviendront des organisations sans tabac ». « Le fait que certains responsables du parti fument ne met pas seulement en danger la santé publique, cela nuit également à l’image du parti et du gouvernement », relève le texte. 
Même si le document, qui indique simplement que les contrevenants pourront être soumis à la loi sans préciser les sanctions, ne sera certainement pas appliqué partout, il représente une belle victoire pour les organisations de lutte contre le tabagisme dans le premier pays au monde pour les fumeurs (plus de 300 millions). A partir de mercredi, ceux qui fumeront dans les trains devront également s’acquitter d’une amende pouvant aller jusqu’à 2 000 yuans (240 euros).
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Dessin publié sur Sina Weibo

L’année dernière, un rapport du ministère de la santé affirmait que la Chine représentait 40% de la production mondiale et de la consommation de tabac. Pour la nouvelle équipe du président et numéro un du parti communiste chinois Xi Jinping, ce n’est pas seulement une question de santé publique dans une nation où le tabac tue un million de Chinois chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé. Il s’agit également de lutter contre les dépenses inutiles et fastueuses, ce qui s’inscrit dans son souci affiché de lutter contre la corruption. Comme le souligne le China Business News, dans certaines provinces, les cadres représentent une clientèle très importante pour les marques de cigarettes haut de gamme.
Début 2012, le premier ministre de l’époque Wen Jiabao avait annoncé vouloir s’attaquer aux dépenses publiques consacrées aux cigarettes, à l’alcool et aux cadeaux. En 2011, le tabac a été interdit dans les lieux publics.
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Dessin publié sur Sina Weibo

Pourtant, le tabac est une source de revenus non négligeable pour le gouvernement, qui en détient le monopole. Il engrange les bénéfices comme les taxes. Les gouvernements des provinces productrices dépendent de ce secteur pour leurs recettes fiscales. Ces mesures auront donc un coût, souligne sur son compte Sina Weibo l’économiste et responsable du département de l’éducation de la province du Yunnan, l’une des régions productrices:
L’industrie du tabac doit saisir l’occasion pour promouvoir sa restructuration et s’engager dans une stratégie de développement de diversification (…) Cela vaut la peine de perdre les intérêts économiques qu’apporte le tabac si cela entraîne un meilleur niveau de santé du peuple chinois et un progrès de civilisation.
yunnanCette interdiction du tabac en public sera une « révolution culturelle » pour nombre de dirigeants locaux, habitués à exhiber leurs cigarettes de luxe et à fumer comme les icônes du parti, Mao Zedong et Deng Xiaoping. De plus, dans les campagnes, la cigarette est encore l’objet qu’on offre pour entamer la conversation ou débuter une réunion.
Images à partir d'une recherche dans le moteur de recherches Baidu "Mao fume"
Images apparaissant dans le moteur de recherches Baidu à partir des termes « Mao fume »
Sur Sina Weibo, un internaute s’est amusé à publier une photo du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avec ce commentaire: « He, c’est qui celui-là! Mon parti a dit que les dirigeants doivent devenir un exemple en ne fumant pas en public! Tu as entendu? ». Un centre de recherches anti-tabac dépendant du gouvernement chinois a glissé malicieusement: « Le côté progressiste du parti communiste chinois ». (…)
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Sources from François Bougon

Chine : La Chine abolit les camps de rééducation

27 Déc
Hu Jintao, Jiang Zemin, Mao Zedong et Deng Xiaoping. © reuters.
La plus haute instance législative chinoise a formalisé mardi l’abolition des camps de rééducation par le travail, introduit il y a plus d’un demi-siècle. Le comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (ANP), la chambre d’enregistrement législative des décisions du Parti communiste chinois (PCC), a également assoupli une autre importante loi sociétale, celle de l’enfant unique.
Apparus en 1957, les camps de rééducation par le travail permettaient de détenir des personnes sur simple décision de police, et ce jusqu’à quatre ans. Objet de multiples abus, ils sont notamment utilisés par les autorités locales contre les contestataires, les internautes dénonçant la corruption ou les « pétitionnaires » demandant réparation d’un préjudice.
Ces camps sont devenus « superflus » à mesure que s’est développé le système judiciaire du pays, a indiqué l’agence officielle Chine nouvelle, se référant à un texte émanant du gouvernement.
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Chine : POUR QUE CESSE LE COMMERCE DES PARTIES DE TIGRES

25 Déc
Pour que cesse le commerce des parties de tigres
Les tigres sont menacés d’extinction à cause du commerce.
Le commerce international des tigres et de leurs parties est interdit par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et tous les pays de l’aire de répartition du tigre disposent d’une législation nationale protégeant les tigres contre le braconnage et le commerce.
Selon IFAW (International Fund for Animal Walfare) le commerce illicite des tigres et de leurs parties continue en raison d’un cercle vicieux : le braconnage alimente le marché noir; ce commerce stimule la demande des consommateurs qui encourage à son tour le braconnage. Pour sauver les derniers tigres sauvages de la planète, nous devons mettre fin à ce cercle vicieux.
Tandis que moins de 50 tigres sauvages vivent encore en Chine, plus de 6 000 tigres sont détenus en captivité dans des immenses fermes commerciales où ils sont élevés puis tués pour la fabrication de vin à base d’os de tigre et d’autres produits. L’élevage des tigres pour le commerce stimule la demande de tigres morts et alimente le braconnage des tigres sauvages dans toute l’Asie.
L’enquête qu’IFAW a menée sur les fermes d’élevage des tigres en Chine a révélé le danger que représentaient ces exploitations pour les tigres sauvages lors de la conférence des Parties de la CITES (CdP) en 2007.
Une écrasante majorité des États membres de la CITES a adopté une décision pour s’opposer à tout pays qui « ferait l’élevage de tigres pour le commerce de leurs produits dérivés ».
Nous vous invitons à écrire au Premier Ministre chinois par l’intermédiaire de son ambassadeur à Paris.
En Chine, des criminels détournent la loi en affamant des tigres jusqu’à leur mort afin de produire du vin
Mettons fin au commerce de vin de tigre en chine
Sources from cyberacteurs.org, relayé par SOS-planete

Chine : La Chine bannit la soupe aux ailerons de requin des réceptions officielles

10 Déc
La soupe aux nids d’hirondelle sera elle aussi interdite…
La Chine vient de bannir la soupe d’ailerons de requin ainsi que celle aux nids d’hirondelle des menus des réceptions officielles dans le cadre de sa lutte contre le corruption et le gaspillage. Les ailerons de requin ont en fait disparu des menus des réceptions officielles en 2012, lorsque Pékin a projeté d’interdire ce raffinement gastronomique, très prisé des Chinois malgré son coût exorbitant, dans le cadre d’une première campagne contre des pratiques jugées extravagantes.
La soupe d’ailerons de requin a été à une certaine époque un luxe que l’élite chinoise s’offrait relativement fréquemment. Mais les populations de requins à travers le globe ont été décimées au fur et à mesure de l’élévation du niveau de vie des 1,3 milliard de Chinois et de l’intégration de cette gourmandise aux repas festifs des classes montantes. La demande d’ailerons de requin a fléchi depuis que de nombreux hôtels et restaurants de luxe ont cessé de proposer ce plat ainsi que d’autres raffinements culinaires particulièrement prisés par les cadres du Parti communiste comme les ormeaux et la soupe aux nids d’hirondelle.
Pas d’alcool ni de cigarettes
Une circulaire du Comité central du Parti communiste et du Conseil d’État interdit dorénavant explicitement de «servir des plats contenant des ailerons de requin, des nids d’hirondelle et des produits provenant d’animaux sauvages dans les dîners et réceptions officiels», a indiqué l’agence Chine nouvelle. «Les organisateurs de visites officielles ou de visites d’affaires devront préparer leurs repas en tenant compte de normes de dépense pertinentes. Les hôtes locaux sont autorisés à organiser un seul dîner officiel si cela est nécessaire», ajoute la circulaire.
Le document interdit également d’offrir des alcools et des cigarettes coûteuses au cours des  réceptions officielles. Les responsables qui se situent au dessous des fonctionnaires provinciaux n’ont d’autre part pas le droit de louer des suites dans les hôtels pendant leurs voyages d’affaires, tandis que leurs hôtes ne doivent pas leur offrir en cadeau de l’argent en liquide, des actions ou des souvenirs. Ces nouvelles règles visent, selon Chine nouvelle, à «promouvoir la frugalité, s’opposer aux extravagances et favoriser la lutte contre la corruption des cadres du parti et du gouvernement». (…)
Sources from AFP

Chine : Un scandaleux marché noir de la science en Chine

3 Déc
Une fois n’est pas coutume. Si je m’intéresse aujourd’hui au dernier numéro de Science, daté du 29 novembre, ce n’est pas pour une étude relatant une découverte, mais pour une édifiante enquête journalistique que la revue publie, qui met au jour un incroyable marché noir de la science en Chine. Signée par Mara Hvistendahl (épaulée par Li Jiao et Ma Qionghui), cette enquête a duré cinq mois, cinq mois au cours desquels ces journalistes ont sorti de l’ombre un business florissant, celui où le produit vendu, acheté, négocié n’est rien d’autre que l’étude scientifique, ainsi devenue banal objet de commerce.
Vous êtes scientifique mais vous n’avez pas le temps (ou le budget ou l’envie ou le talent…) de concevoir et mener une expérience, d’en analyser les résultats, de rédiger l’article et de le soumettre au processus d’évaluation par les pairs ? Vous voulez avoir l’assurance qu’il sera publié dans une revue appréciée ? Nous détenons la solution, certifient nombre d’agences chinoises spécialisées dans ces combines : nous avons un catalogue d’études en cours de relecture par des journaux scientifiques et il vous suffira de payer pour que votre nom soit ajouté à la liste des auteurs. Basée à Shanghai, Mara Hvistendahl a ainsi reçu une petite annonce au sujet d’une étude décrivant une stratégie pour réduire la résistance des cellules cancéreuses aux traitements : l’agence qui avait posté le message expliquait que l’on pouvait acheter la place de co-premier auteur contre 90 000 yuans (10 800 euros). Et quand l’étude en question est parue, dans le numéro de septembre de l’International Journal of Biochemistry & Cell Biology, propriété du grand groupe de publications scientifiques Elsevier, un nom est ainsi apparu, celui de Yu Wang, sans que l’autre premier auteur sache de qui il s’agissait…
Autre type de service proposé : payer un « nègre », qu’il soit étudiant ou chercheur, pour composer l’article de votre choix à partir de données complètement inventées dans le pire des cas ou bien récupérées auprès d’autres scientifiques ou bien, troisième solution, commandées à des laboratoires prêts à mener les expériences à votre place contre espèces sonnantes et trébuchantes. Se faisant passer pour des chercheurs, Mara Hvistendahl et ses collègues ont contacté 27 de ces agences commercialisant des études scientifiques réelles ou bidonnées, afin de s’enquérir des tarifs auxquels les articles pouvaient être achetés ou commandés. Seules 5 agences sur 27 ont expliqué qu’elles ne se prêtaient pas à de tels agissements. Chez les autres, les prix s’échelonnaient entre 1 600 et 26 300 dollars, soit, dans ce dernier cas, plus que le salaire annuel de certains professeurs d’université chinois.
Selon les personnes que Mara Hvistendahl a contactées, les officines en question sont un secret de Polichinelle en Chine. Elles ont pignon sur Internet où elles font de la publicité pour leurs services. Même si les tarifs sont parfois exorbitants, l’enquête de Science démontre que le jeu peut en valoir la chandelle en raison du mode de fonctionnement de la recherche chinoise. Le succès de ces agences semble résider dans le fait qu’elles apportent un soin particulier à publier les articles qu’elles commercialisent dans des revues suivies par le Thomson Reuters Science Citation Index (SCI). Cette base de données statistiques a pour fonction première d’estimer la réputation d’une revue scientifique et de calculer son fameux « facteur d’impact ». Mais le SCI est aussi très souvent détourné de cet usage pour évaluer le travail et la productivité des chercheurs… Ainsi que le résume dans Science Cong Cao, spécialiste de la science chinoise à l’université de Nottingham, « c’est à l’aune des articles figurant dans le SCI que l’on accorde les promotions aux chercheurs chinois ». L’accent est mis sur les publications des cinq dernières années dont on est le premier auteur et peu importe si le facteur d’impact de la revue où l’on a fait paraître son travail est important ou pas. De la même manière, il faut, dans certaines universités chinoises, se prévaloir d’au moins une étude publiée, voire davantage, pour valider son doctorat. Le fameux « publie ou péris » se double d’un « publie et tu seras promu ».
L’existence de ce marché noir de la science pose de très nombreuses questions, en commençant par l’évaluation de l’importance de cette fraude. Quelle est la proportion d’études achetées et/ou bidonnées dans une production scientifique chinoise en très forte augmentation ? Le nombre d’études réalisées en Chine a en effet littéralement explosé au cours des dernières années, passant de 41 417 en 2002 à 193 733 en 2012 et le pays est ainsi devenu le deuxième producteur mondial d’articles scientifiques derrière les Etats-Unis. D’autres questions se posent. Pourquoi les chercheurs qui constatent qu’un nom a été ajouté à la liste des auteurs ne le signalent-ils pas ? De quelles complicités les agences bénéficient-elles au sein des journaux scientifiques pour être sûres que les articles qu’elles commercialisent y seront publiés ? Comment sont financés les achats d’études quand les prix dépassent visiblement ce qu’un chercheur isolé est en mesure de s’offrir ? Y a-t-il complicité des laboratoires ou des universités et ponction sur leurs budgets de recherche ?
Dans l’éditorial qu’il signe dans le même numéro de Science, Wei Yang, président de la Fondation chinoise pour la science, reconnaît que le développement rapide de la recherche dans son pays au cours des dernières années ne s’est pas forcément accompagné d’un effort adéquat pour promouvoir les bonnes pratiques déontologiques. Il souligne également que les déplorables dérives commerciales que révèle l’enquête ont probablement plusieurs explications : le mauvais usage de l’indice de citation dans l’évaluation et la promotion des chercheurs figure au premier rang mais on retrouve aussi des motivations économiques étant donné que les budgets de recherche des universités chinoises reposent en partie sur l’obtention de contrats soumis à des appels d’offres. Les universités ont elles aussi intérêt à mettre en avant leur compétitivité… Wei Yang explique que, en réaction à ces mauvaises pratiques, l’accent est désormais mis sur l’éthique auprès des étudiants. Plusieurs scandales ont, ces dernières années, conduit Pékin sur la voie de la tolérance zéro, afin que la recherche chinoise ne soit pas perçue à l’étranger comme gangrenée par la corruption et la fraude scientifique. (…)
Sources from Pierre Barthélémy