Tag Archives: Belo Monte

Brésil : le barrage de Belo Monte déclaré illégal par une décision de justice !!!

4 Nov
26 octobre 2013 : le barrage de Belo Monte déclaré illégal par une décision de justice !!! 
 26 octobre 2013 : La décision du Tribunal Régional Fédéral de la 1º Région (TRF1), répond positivement à la demande du Ministère Public Fédéral (MPF) et annule l’autorisation d’Installation partielle qui avait permis le début de la construction de l’usine hydro-électrique de Belo Monte en 2011.
La justice a aussi décidé que le BNDES (Banque Nationale de Développement Économique et Social) ne devait plus financer Norte Energia, l’entreprise responsable de la construction, jusqu’à ce que les conditions stipulées par l’autorisation préalable, la première autorisation, soient remplies. La décision judiciaire a été prise par le juge Souza Prudente et devra être confirmée par un collège de juges du tribunal.  (…)
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Sources from raoni.com, relayé par SOS-planete

Brésil : nouvelle occupation du barrage de Belo Monte

22 Mar
Amazonie : nouvelle occupation du barrage de Belo Monte
Plus de 150 indiens et pêcheurs affectés par la construction du barrage de Belo Monte, dans l’Amazonie brésilienne, ont commencé jeudi à occuper l’un des quatre chantiers pour une durée indéterminée, a annoncé à l’AFP Maira Irigaray, avocate des droits de l’Homme de l’ONG américaine Amazon Watch.
Les activités sur le chantier Pimental – où le fleuve Xingu a déjà été asséché – sont complètement arrêtées et les 30.000 travailleurs ont été retirés par la direction du chantier à la demande des manifestants, a souligné l’avocate, qui travaille avec le Mouvement Xingu Vivo de résistance à la construction de ce gigantesque barrage. (…)
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Sources from AFP, publié par romandie.com et relayé par SOS-planete

Brésil : Belo Monte, un barrage pharaonique en Amazonie

17 Déc
Brésil : Belo Monte, un barrage pharaonique en Amazonie
Raoni dans une école du 19e arrondissement de Paris, le 6 décembre 2012.
V.Wartner / 20 Minutes
On le croyait abandonné par les autorités brésiliennes, grâce au combat du chef Raoni. Mais le projet de méga-barrage de Belo Monte est ressorti des cartons sous la présidence de Lula. Les travaux gigantesques ont commencé sur le fleuve Xingu, menaçant les villages indigènes.
Extrait d’un reportage à paraître dans la revue Long-Cours.
C’était en 1989. Un homme étrange, visage barré d’un disque de bois et crâne auréolé d’un cercle de plumes, faisait la une des journaux. Le grand chef Raoni, du peuple Kayapo, avait entrepris le tour de la Terre pour défendre les siennes, de terres, en Amazonie brésilienne. L’un de ses cauchemars était un projet de méga-barrage sur le fleuve Xingu, qui risquait de noyer des territoires indigènes.
Le rusé avait gagné sa croisade. Face au risque de bronca planétaire, la Banque mondiale avait retiré ses financements, le projet de barrage était retourné dans les tiroirs. David avait battu Goliath.
Vingt-trois ans plus tard, me voilà sur une berge du fameux fleuve Xingu. À mes pieds s’ouvre un immense cratère, sillonné par des camions et empli du fracas des pelleteuses. D’ici 2015, un mur de ciment pharaonique couronnera le trou et des millions de mètres cubes d’eau submergeront les terres en amont. Belo Monte, le troisième plus grand barrage du monde, pourra entrer en fonctionnement. Goliath est venu prendre sa revanche.
Marre des « écolos lourdingues »!
L’hydroélectricité au Brésil, c’est comme le nucléaire en France: un fleuron énergétique, dont se rengorgent les dirigeants, mais aussi un sac de noeuds lorsqu’il s’agit de démêler les arguments des « pro » et des « anti ». Les fleuves du Brésil lui fournissent 82% de son électricité. Ajoutez-y un peu de biomasse, du gaz naturel, quelques mégawatts tirés de l’atome et vous obtenez un bouquet électrique à faire pâlir d’envie le plus vert des gouvernements. (…)
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Sources from  Hélène Seingier (pour la revue Long-Cours), publié par lexpress.fr et relayé par SOS-planete

Brésil : le barrage de Belo Monte, l’enfer amazonien

23 Nov
Brésil : le barrage de Belo Monte, l'enfer amazonien
Personne ne veut du barrage de Belo Monte
Titre initial :
Le barrage de Belo Monte, l’enfer amazonien (France Culture et Hervé Thery)
Le barrage de Belo Monte, l’enfer amazonien“ reportage de Jérémy Marillier, réalisé par Meta Tsiteya.
Pour commenter le reportage, Hervé Théry, chercheur au CNRS et spécialiste de l’économie amazonienne.
(Cliquez sur le lien pour écouter le reportage du 9 novembre 2012, les interviews de Lucio Flavio Pinto journaliste, Erwin Krautler, l’évêque du Xingu, Prix Nobel Alternatif de la Paix pour son travail auprès des indigènes,Ze Carlos cacique d’un village indigène, à quelques kilomètres du barrage de Belo Monte, une infirmiere de l’hopital d’Altamira, des ouvriers du barrage..)
C’est sans doute l’un des plus grands chantiers en cours sur la planète : le barrage de Belo Monte, sur le fleuve Xingu, aux portes de l’Amazonie brésilienne.
Plus de 30 milliards de Reais (12 milliards d’euros) d’investissement, 20.000 ouvriers, une oeuvre de 100 mètres de hauteur pour une capacité de production de 11.233 Megawatts.
Le troisième plus grand barrage électrique du monde, après celui des Trois Gorges, en Chine, et un autre au Brésil, celui d’Itaipu, dans le sud. (…)
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Sources from Caro Nashoba, publié par Mediapart et relayé par SOS-planete

Brésil : Résistance des pêcheurs contre le barrage de Belo Monte

5 Oct
Résistance des pêcheurs contre le barrage de Belo Monte
Titre initial :
Résistance contre le barrage de Belo Monte : les pêcheurs présentent leurs revendications aux représentants du gouvernement brésilien
Au neuvième jour du conflit des pêcheurs du fleuve Xingu, qui occupent une île proche des travaux du barrage de Belo Monte, des représentants du Ministère de la pêche et du Gouvernement Fédéral brésilien se sont réunis avec des représentants des pêcheurs dans la ville d’Altamira dans l’Etat du Pará. Ont aussi participé à la réunion l’Association des éleveurs et pêcheurs de poissons ornementaux (ACEPOAT) et la Coopérative des pêcheurs et bénéficiaires de la pêche d’Altamira (COOPEBAX).
Les associations de pêcheurs ont rendu aux représentants du Gouvernement Fédéral une liste de revendications dénommée : « Revendications basiques minimums pour l’initiation des accords sur les mouvements sociaux qui utilisent le fleuve Xingu comme activité de subsistance – usagers du fleuve et pêcheurs d’Altamira et de la région ».
Revendications qui traitent des impacts des travaux de Belo Monte et qui incluent la poursuite du développement des activités de pêche et d’aquaculture du Fleuve Xingu. Dans le rapport que le Gouvernement a nommé d’ « audition avec les pêcheurs d’Altamira », les revendications ont été acheminées vers des discussions futures, au moyen de tables de discussions entre le Gouvernement Fédéral et le consortium qui construit le Barrage, Norte Energia et pour connaissance à qui de droit.
« Toutes les questions qui ont attrait aux impacts de Belo Monte sur les pêcheurs et leurs familles auraient dû être discutées avant le début de la construction. Maintenant le Gouvernement et Norte Energia sont en train d’essayer de faire aux pêcheurs ce qu’ils ont fait aux indiens, les tromper pendant que les travaux progressent », dit Antônia Melo, coordinatrice du Mouvement Xingu Vivo.
Des employés de Norte Energia intimident les pêcheurs en les filmant.Des employés de Norte Energia intimident les pêcheurs en les filmant.© Movimento Xingu Vivo
Drame des pêcheurs
Les pêcheurs dénoncent le drame qu’ils sont en train de vivre avec la diminution des stocks de poissons après le début de la construction du barrage du fleuve. Ils sont préoccupés par l’avancement accéléré des travaux de la zone de séchage du Pimental, lieu où est en train de se construire le barrage pour dévier le cours du fleuve.
« Maintenant vous venez sur le fleuve et la production que vous faisiez en 3 jours, vous n’arrivez plus à la faire en 8. La population de poisson est en train de diminuer ici. Et le fleuve Xingu, on n’y a plus accès, parce que ce qui n’est pas en zone indigène est déjà saturé de pêcheurs. Et ici le poisson est en train de disparaître. Et les poissons qui meurent, les gens les ramassent et les font disparaitre », dénonce un pêcheur indigène, Cécilio Caiapó.
« Nous restons une semaine sur le fleuve et nous ramenons que très peu de poisson à la maison. Qu’allons-nous montrer à notre famille ? Cela veut-il dire que les travaux ne peuvent pas s’arrêter mais que nous pouvons mourir de faim ? » demande t-il. Cecilio affirme que les pêcheurs ne veulent que pouvoir continuer à pêcher, comme ils l’ont fait depuis toujours.
Le pêcheur Lindolfo explique que depuis le début de l’été (en mai de cette année), il a été obligé de dépenser le double d’essence et de temps, afin de réussir à pêcher sur le fleuve Xingu. « Et maintenant, comment vais-je faire ? Car ils sont en train de quasiment enfermer le fleuve dans une zone de séchage », dit Lindolfo.
Entre les revendications discutées lors de la réunion de ce mercredi, les pêcheurs ont exigé une nouvelle évaluation des impacts sur les stocks de poisson au travers d’études réalisées par, entre autres, l’Université Fédérale du Pará sur le traitement de la pêche et de la biomasse, comme subvention d’évaluation du degré d’impacts sur la production de pêche et sur le milieu naturel aujourd’hui.
Intimidation
Au cours des derniers jours, des employés en uniforme du Consortium responsable de la construction du barrage de Belo Monte ont débarqué sur l’île où les pêcheurs ont monté leur campement afin de les filmer en les intimidant. L’île de la résistance, comme elle est appelée par les pêcheurs, n’appartient pas au Consortium.
« Nous sommes très en colère, parce qu’un représentant de Norte Energia aurait pu nous faire une proposition et au lieu de cela ils nous ont envoyé la police la semaine dernière et maintenant des vigiles nous filment sans autorisation », affirme le pêcheur Cecilio, qui accuse les employés de l’entreprise responsable de la construction de Belo Monte d’agir avec l’intention de les intimider et de ne pas respecter le droit à l’image des pêcheurs.
« C’est une forme criminelle d’intimidation des pêcheurs », dit Antônia Mello, du Mouvement Xingu Vivo. Des employés de l’entreprise ont rapporté à quelques pêcheurs, que la proximité de leur campement a forcé Norte Energia à annuler les explosions qui auraient dû avoir lieu au milieu de l’après-midi d’hier. (…)
Sources from Bob 92 Zinn, publié par Blog.Mediapart (xinguvivo.org.br)