Tag Archives: apiculture

France : La récolte de miel au plus bas en 2013, les apiculteurs s’alarment

12 Fév
15 000 tonnes de miel ont été produites l’année dernière, un niveau historiquement bas, rapporte RTL. Les populations d’abeilles sont notamment particulièrement touchées par les pesticides.
2013, année noire pour les agriculteurs français, dont la production atteint des chiffres historiquement bas. L’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF) s’inquiète notamment de l’effet nocif des pesticides sur les populations d’abeilles. Un apiculteur venu de la région Rhône-Alpes expliquera notamment ce mardi à Paris comment il a perdu la totalité de sa population d’abeilles en un an.
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15 000 tonnes de miel seulement ont été produites en 2013, soit « la récolte la plus faible jamais connue en France », rapporte RTL.
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France : le dioxyde de soufre est autorisé pour la lutte contre le frelon asiatique

12 Sep
Frelon asiatique

Autorisation temporaire…

La nouvelle est parue au Journal officiel du samedi 7 septembre… Les ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture ont autorisé, à titre dérogatoire, par arrêté du 21 août 2013, pendant 120 jours jusqu’au 5 janvier 2014, l’utilisation du dioxyde de soufre pour la lutte contre le frelon asiatique. Ce dernier a été introduit accidentellement en France en 2004. Il a maintenant colonisé le quart sud-ouest du territoire et continue sa progression. Par ses activités de prédation sur les abeilles domestiques, le frelon asiatique peut avoir un impact local sur les activités apicoles, la biodiversité et la pollinisation. Le gouvernement a d’ailleurs décidé, en 2012, son classement comme « espèce exotique envahissante et nuisible ». Au vu des dangers du dioxyde de soufre, son utilisation sera réservée aux opérateurs qui se seront préalablement formés spécifiquement à sa manipulation.
Pour des raisons de dangerosité du produit, l’arrêté précise les mesures de gestion des risques qui devront être strictement suivies par les opérateurs lors de l’application du dioxyde de soufre : bonnes pratiques de manipulation, protection des opérateurs, information préalable et mesures de protection des riverains… Cette dérogation est temporaire et délivrée sur la base des données accessibles à l’administration. « Il appartient aux professionnels de compléter l’évaluation de l’efficacité du produit et de ses risques pour la santé et l’environnement, afin d’obtenir une autorisation pérenne dans le cadre général de la réglementation biocide, au même titre que les autres substances », précise l’arrêté. (…)
Sources from Boursier.com

France : Demain, mangera-t-on encore du miel français ?

22 Août
Demain, mangera-t-on encore du miel français ?
(Crédit photo : pcaille – flickr)
2013 ne fait pas le miel des apiculteurs. Avec une récolte quasi inexistante au printemps, la profession souffre. Au point que son déclin, amorcé il y une quinzaine d’années, pourrait rattraper celui des abeilles.
C’est le défi de l’été : trouver un pot de miel d’acacia français dans un supermarché. Même galère pour le colza et pour toutes les miellées de printemps. « A quelques exceptions près, dans tout le pays, personne n’a rien récolté avant juillet », soupire Henri Clément, le porte-parole de l’Unaf, l’Union nationale de l’apiculture française. A première vue, la cause de cette pénurie est simple : les abeilles ne sortent pas butiner sous la pluie. Sophie Dugué, apicultrice dans la Sarthe, a donc nourri ses ouvrières elle-même jusqu’en juin. « Les reines étaient à la diète, l’éclosion des œufs au ralenti, explique-t-elle. Alors cet été, le soleil a beau être revenu, on a moins de monde pour butiner. » Une mauvaise année donc. Il se pourrait que comme l’an dernier, certains demandent un soutien au ministère au titre des calamités agricoles. Mais le malaise est plus profond.
Cette année, mangez du miel d’été : tilleul, fleurs et châtaignier
« La France est déficitaire en miel depuis plus d’une décennie », rappelle Joseph Benazra, négociant en produits de Compagnie apicole, dans le Loiret. Bon an mal an, les Français mangent 40 000 tonnes de miel. Une demande stable que les apiculteurs français comblent de moins en moins. Les chiffres sont éloquents. En quinze ans, la quantité de nectar français a été divisée par deux, passant de 33 000 tonnes en 1995 à 16 000 tonnes l’an dernier. Un triste record, « et cette année, le bilan sera encore plus mauvais » déplore Henri Clément. Logique puisque entre un tiers et la moitié de la récolte a normalement lieu au printemps. Résultat, les prix ont beaucoup grimpé cette année. Parfois jusqu’à 20% de plus lors de la vente en gros et jusqu’à un euro par pot de plus que l’an dernier.
Aux consommateurs qui veulent tartiner local, négociants et apiculteurs conseillent les miels d’été : châtaignier, fleurs et tilleul. Car au début du mois de juillet, les récoltes ont repris. Oui mais après ? Dans les années à venir si la chute de production se poursuit, « le risque c’est que les supermarchés ne parviennent plus à s’achalander et que nos produits soient déréférencés » estime François Servel, président de la coopérative Provence miel.
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Europe : le danger qui menace la santé des abeilles et celle des hommes

15 Juin
Alpes : le danger qui menace la santé des abeilles et celle des hommes 
C’est une lutte continue que mènent les apiculteurs avec les moyens qui sont les leurs : c’est-à-dire peu de chose… Après avoir obtenu l’interdiction de l’insecticide « Lindane » en 1998 et constaté les dégâts que pouvait provoquer le « Décis », nos abeilles pourraient être menacées par une décision de Bruxelles, à savoir l’autorisation sur notre sol des semences issues d’Organismes génétiquement modifiés (OGM).
Aux États-Unis, où les OGM sont autorisés, on assiste à l’effondrement des colonies d’abeilles, sans pour autant pouvoir en accuser les OGM, étant donné qu’aucune étude n’a permis de le mettre en évidence et que les grands semenciers ne sont pas pressés d’abonder dans ce sens.
Il n’en reste pas moins que les ruchers dépérissent aux « States » et que l’on évoque des causes « multifactorielles » pour l’expliquer, ce qui ne résout rien et laisse planer le doute.
Moratoire de Bruxelles
Le 29 avril, la commission européenne annonçait un moratoire de 2 ans pour 3 pesticides qui seraient à l’origine de la mortalité des abeilles domestiques : l’imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame et ce, sur 4 cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton. Une décision qui prendra effet le 1er décembre prochain. Là où le bât blesse, c’est que cette décision est pernicieuse.
En effet, les semis de colza par exemple, se font toujours en automne, ils ne seront donc pas concernés par ce moratoire qui prend effet au 1er décembre et les agriculteurs pourront donc récolter en 2014 du colza élevé aux néonicotinoïdes après que les abeilles auront copieusement butiné leurs fleurs.
Autre déviance : les céréales d’hiver ne sont pas concernées par ce moratoire. On pourra donc utiliser ces produits, comme avant, sur toutes les variétés de blés et ses dérivés, sur l’orge et l’avoine notamment…
Le frelon asiatique
Le gros problème, dénoncé les apiculteurs, c’est la rémanence du produit dans le sol. En effet, lorsque l’on cultive du blé sur une parcelle, l’année suivante, compte tenu de la rotation des cultures, on fera pousser du colza sur la même terre. Le moratoire de ces produits sur le colza deviendra donc inopérant puisque la rémanence dans le sol du produit atteindra aussi les cultures qui devraient en être protégées…
On le voit, les abeilles ne sont pas tirées d’affaire et la fertilité des reines, en baisse, ainsi que l’invasion du frelon asiatique désormais à nos portes, ne sont pas pour rassurer les apiculteurs. (…)  
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Sources from Roberto Figaroli, publié par laprovence.com et relayé par SOS-planete