Planète Terre : Le changement climatique tue les bébés manchots

1 Fév
ANTARCTICA-ZOOLOGY-PENGUIN
Il faut bien avouer que le changement climatique a certains effets qui émeuvent plus que d’autres. La mort de bébés manchots en fait partie. La multiplication des événements météorologiques extrêmes – tempêtes, pluies diluviennes, vagues de chaleur – et le tarissement des sources de nourriture mettent en péril ces oiseaux en Patagonie ainsi qu’en Antarctique. C’est ce triste constat que dressent deux études publiées dans la revue scientifique PLOS ONE mercredi 30 janvier, et reprises assez largement dans les médias, portées par ce mot-clé-à-clics.
La première décrit comment des chercheurs de l’université de Washington ont suivi pendant vingt-sept ans, entre 1983 et 2010, 3 496 manchots de Magellan, âgés de moins de 3 mois, près de Punta Tombo, en Patagonie, dans le sud de l’Argentine. Quelque 200 000 couples de manchots y résident de septembre à février pour se reproduire.
Les premières causes de mortalité des poussins s’avèrent le manque de nourriture (39 % des décès), en partie lié au changement climatique, suivie de la prédation (9 %). Mais il faut également ajouter les événements climatiques extrêmes qui exposent également les oiseaux (7 %) et les fragilisent d’autant plus.
Deux années durant, les très fortes pluies ont ainsi entraîné des taux de mortalité des bébés de 50 % et 43 %, faute d’avoir, à cet âge, un plumage imperméable. Cette absence de protection leur a aussi été fatale durant des vagues de chaleur en les empêchant de plonger dans l’eau pour se rafraîchir comme le font les adultes. Enfin, les tempêtes ont tué les oiseaux les plus vulnérables (essentiellement entre leurs 9 et 23 jours) et ont limité leur fécondité. Cette mortalité est en hausse et ne peut que s’aggraver, pluies diluviennes et canicules devant être encore plus fréquentes, selon les modèles climatiques.
« On ne peut rien faire pour atténuer les effets néfastes du changement climatique, mais il est possible d’agir pour éviter que la plus grande colonie de manchots de Magellan soit privée de nourriture en créant une réserve marine protégée, où ces oiseaux puissent chercher leur nourriture et élever leurs petits », estime Dee Boersma, professeur de biologie à l’université de Washington.
ADELE PENGUINS
La seconde étude, menée par Amélie Lescroël du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive en France (CEFE-CNRS), montre que le réchauffement climatique pourrait affecter les sources de nourriture des manchots Adélie, qui nichent en mer de Ross, dans le sud de l’Antarctique, compromettant leur survie.
« Les manchots savent s’adapter aux changements saisonniers de concentration de la glace de mer mais pas aux événements extrêmes, explique Amélie Lescroël. Les glaciers qui avancent plus vite donnent, par exemple, naissance à des icebergs géants – le plus grand observé étant de 140 km sur 30 km – qui entravent le comportement des oiseaux. Ils ont davantage de mal à plonger pour pêcher du krill et des poissons pour leurs petits, surtout en été, quand les icebergs bloquent l’écoulement normal de la glace. » (…)
Sources from Audrey Garric

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :