Europe : Les Etats de l’UE priés de mieux protéger les données des citoyens

29 Jan
Les pays de l’Union européenne qui critiquent le programme américain de cyber-surveillance sont « hypocrites » parce qu’eux-mêmes ne protègent pas les informations privées de leurs ressortissants, a déclaré mardi la commissaire européenne à la Justice.
Viviane Reding a souhaité obtenir davantage de garanties juridiques de la part de Washington après les révélations de l’informaticien américain Edward Snowden sur le programme d’espionnage américain des communications individuelles, mais elle a aussi demandé aux pays européens d’améliorer leur propre comportement.
« Il y a beaucoup d’hypocrisie dans le débat », a-t-elle déclaré à Bruxelles, invitant les Etats membres à soutenir ses propositions de renforcement de la réglementation en matière de protection des données au sein de l’UE.
« Si l’UE veut être crédible dans ses efforts pour restaurer la confiance, si elle veut être un exemple pour les autres continents, elle doit aussi mettre sa propre maison en ordre », a poursuivi Viviane Reding.
Les pays de l’UE négocient une nouvelle loi sur la protection des données qui obligerait des sociétés comme Google ou Facebook à solliciter l’autorisation d’utiliser les informations personnelles. Le nouveau texte prévoit de fortes amendes en cas d’infraction.
SAFE HARBOUR
La Commissaire a aussi réitéré ses critiques à l’encontre de la Grande-Bretagne qui, selon les données diffusées par Edward Snowden, a participé au projet « Tempora » par lequel l’agence de renseignement britannique GCHQ a procédé à des écoutes via des câbles en fibre optique qui transportent les conversations téléphoniques et le trafic internet et a partagé les données avec les Etats-Unis.
Tout en reconnaissant que les autorités de l’UE n’avaient pas de pouvoir sur les opérations des Etats membres relevant de la sécurité nationale, Viviane Reding a indiqué qu’elle agirait sur le plan juridique s’il s’avérait que Londres avait commis une violation injustifiable en matière de vie privée.
« Si je tombe même sur un seul courriel, une seule preuve que le programme Tempora n’est pas utilisé seulement pour des objectifs liés à la sécurité nationale, je lancerai des procédures pour infraction », a-t-elle déclaré.
Elle a demandé que Washington fournisse des garanties juridiques plus protectrices pour renforcer le programme « Safe Harbour » qui autorise, sous certains critères, les sociétés qui collectent des informations sur leurs clients en Europe à les transmettre aux Etats-Unis, c’est-à-dire hors de la zone de compétence de l’UE. Faute de quoi, a-t-elle dit, le programme sera « suspendu ». (…)
Sources from Reuters John O’Donnell; Danielle Rouquié pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief

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