Monde : LE PHÉNOMÈNE DES LANCEURS D’ALERTE TÉMOIGNE DE LA MALADIE DE LA DÉMOCRATIE

30 Déc
Le phénomène des lanceurs d'alerte témoigne de la maladie de la démocratie
Nucléaire, gaz de schiste, perturbateurs endocriniens : sans lanceurs d’alerte, la situation serait encore pire que ce qu’elle est. Un colloque a réfléchi à leur rôle dans un système de décision de moins en moins démocratique.
La philosophe Catherine Larrère rappelait récemment qu’être écologiste, avait d’abord été d’être lanceur d’alerte, tels Aldo Léopold ou Rachel Carson. Le rôle des lanceurs d’alerte reste toujours aussi important, qu’il s’agisse de l’énergie nucléaire, des OGM (organismes génétiquement modifiés), du gaz de schiste, des perturbateurs endocriniens ou des ondes électromagnétiques.
Mais leur reconnaissance par la société politique est toujours aussi difficile, comme l’a montré le colloque organisé, mardi 17 décembre, par la Fondation Sciences citoyennes, sur le thème « Alerte, expertise et démocratie ».
Pour Michèle Rivasi (…) « On organise des grandes conférences citoyennes pour l’aide à la décision, mais… la conclusion est prête avant même les débats. C’était le cas avec la commission nationale de débat public sur les EPR, comme avec celle sur les déchets radioactifs. A chaque fois, on instrumentalise les processus participatifs. La seule commission qui ait réellement pris en compte l’avis citoyen est celle qui concernait les lignes haut-tension dans les gorges du Verdon… et à la fin, le projet a été annulé ».
 (…) « Les politiques sont les premiers responsables de la perte de crédibilité dont ils sont victimes aujourd’hui ».
De leur côté, les lobbys infiltrent les lieux officiels d’expertise scientifique, comme l’a montré Martin Pigeon de Corporate Europe Observatory
(…) « Le résultat est plus grave que ce que nous imaginions :
58 % des experts ont des liens d’intérêts
– souvent financiers – avec des entreprises commerciales dont les activités correspondent au champ d’investigation de l’EFSA ».
(…) Le domaine des OGM en est peut-être l’exemple le plus significatif. Eric Meunier, rédacteur au site Inf’OGM constate : « Les entreprises d’innovation en biotechnologie édictent elles-mêmes, à travers ces organismes, les règles de mise sur le marché, et dans le même temps, on refuse la parole aux citoyens et aux gouvernements sous prétexte que l’expertise scientifique leur ferait défaut ». (…)
Pour lire la totalité, cliquer ICI
Sources from  Barnabé Binctin, publié par reporterre.net et relayé par SOS-planete

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :