Brésil : La guerre des barrages grandit en Amazonie !

1 Déc
La guerre des barrages grandit en Amazonie !
 
Le conflit qui existe entre le gouvernement et les organisations environnementales et autochtones dû à la construction d’immenses centrales hydroélectriques dans le bassin de l’Amazone est loin d’être fini.
Le Plan Décennal prévoit la construction de 15 centrales hydroélectriques en Amazonie, en neuf ans. Or six sont déjà en construction et l’inauguration de neuf usines est prévue entre 2017 et 2021.
Le travail pharaonique de la centrale de Belo Monte sur le fleuve Xingu et ceux de Jirau et Santo Antonio ayant des conséquences néfastes sur l’environnement, fait partie d’une des causes défendues par les écologistes.
Une bataille qui risque de s’accentuer avec le développement de certains des projets annoncés par le plan Décennal, notamment dans les zones sensibles de la forêt amazonienne et sur des territoires indigènes dans le bassin de la rivière Tapajos, Teles Pires ou Juruena.
Pour le président, Dilma Roussef, le meilleur moyen d’assurer la croissance économique du pays qui a connu au cours des deux dernières années des signes de faiblesse, est de mettre un terme à la pénurie d’électricité et de moderniser les infrastructures de transport terrestre, maritime et aérien. En effet, le Programme d’accélération de la croissance prévoit la construction de 7500km de routes et 10000km de lignes de chemin de fer dans la région de l’Amazonie.
Cependant, le secrétaire de la Planification Energique du gouvernement brésilien assure que la priorité qu’ils accordent à l’énergie hydraulique n’affecte pas des zones de terres indigènes délimitées ou des parcs nationaux.
La Société de Recherche Energétique prévoit le doublement de la production d’électricité du Brésil au cours de cette décennie, avec comme source principale l’hydroélectrique responsable de plus de 80% de la consommation du pays.
Le bassin de l’Amazone est un réservoir inépuisable de mégawatts que l’exécutif brésilien n’est pas prêt de céder. En effet, les six centrales hydroélectriques en construction ainsi que l’étude de 9 autres représentent moins d’un quart de la capacité de production des deux principaux fleuves de l’Amazonie.
Le gouvernement justifie que pour beaucoup les usines seront petites avec une structure proche de celle des plates-formes pétrolières pour minimiser leur impact sur l’environnement. Le modèle inclurait un petit nombre d’opérateurs, une absence de centres urbains et un reboisement de la forêt touchée par la construction.
Cependant, selon les ONG, ces usines vont inonder de grandes aires forestières, modifier l’écosystème avec comme conséquences l’altération des flux des ruisseaux et des rivières, le déplacement des populations locales et la violation du droit des indigènes qui exigent le respect de leurs terres ancestrales. (…)
Source (espagnol) : sociedad.elpais
Sources from  Clinchard, publié par latinioo.com et relayé par SOS-planete

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